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Agnès Varda

Pionnière de la Nouvelle Vague, je suis l'autrice de « Cléo de 5 à 7 » et de « Sans toit ni loi », et j'ai reçu un Oscar d'honneur

1928 – 2019Réalisatrice · Scénariste · Photographe
Agnès Varda

Mon parcours

Je suis née le 30 mai 1928 à Ixelles et j'ai grandi au bord de la Méditerranée avant de gagner Paris. Formée à l'image, je me suis d'abord affirmée comme photographe, curieuse des visages et des lieux. En 1955, j'ai tourné « La Pointe Courte », film artisanal pensé hors des normes, qui ancre la fiction dans le réel et annonce l'esprit de la Nouvelle Vague.

Mon écriture s'est précisée avec « Cléo de 5 à 7 » puis « Le Bonheur », en travaillant léger, proche des corps et des rues. J'ai poursuivi une voie où se mêlent documentaire et invention formelle, avec « Sans toit ni loi », Lion d'or à Venise, portrait abrupt d'une jeune femme en errance. Le goût de la rencontre et de la collecte a trouvé un nouvel élan avec la vidéo légère, de « Les Glaneurs et la Glaneuse » à « Les Plages d'Agnès », et plus tard avec « Visages Villages », conversation à ciel ouvert avec le pays.

Toujours fidèle à une liberté joyeuse, attentive aux femmes, aux mémoires et aux détails, j'ai exposé, transmis et continué à filmer en dehors des dogmes. Honorée par un Oscar d'honneur, je suis restée active jusqu'à ma disparition en 2019. Mon chemin a légué des formes souples, un regard ouvert et une méthode d'indépendance qui a nourri des générations de cinéastes.

Mes réalisations

1962

Cléo de 5 à 7

Je filme Paris en temps réel avec Corinne Marchand, partition de Michel Legrand.

1985

Sans toit ni loi

Je signe un récit radical porté par Sandrine Bonnaire, Lion d'or à Venise.

1975

Réponses de femmes

Court manifeste télévisé, regard féministe Rive Gauche mêlant voix et images.

2017

Visages Villages

Road movie documentaire avec JR, voyage photographique et succès public international.

2008

Les Plages d'Agnès

Autoportrait vagabond, montage d'archives et installations, César du documentaire.

1976

Daguerréotypes

Chronique des commerçants de la rue Daguerre, documentaire poétique d'observation.

1977

L'une chante, l'autre pas

Fiction musicale féministe sur l'avortement et la sororité, tournée en France.

1965

Le Bonheur

Fable en couleurs sur le couple, forme lumineuse, critique sociale incisive.

1968

Black Panthers

Documentaire à Oakland sur Huey P. Newton, paroles militantes au présent.

1982

Ulysse

Essai filmé sur une photographie, mémoire, mise en scène et documentaire se répondent.

2003

Patatutopia

Installation de pommes de terre en germination, Biennale de Venise, art et cinéma.

2006

Cabanes de cinéma

Série d'installations en pellicule recyclée, Fondation Cartier et Centre Pompidou.

Mes étapes clés

1940

Exode familial vers Sète

Fuyant la guerre, sa famille quitte Bruxelles pour Sète, ce déplacement impose la Méditerranée et le monde des gens du port comme matrice de son regard et de ses futurs récits.

1951

Ancrage rue Daguerre

En s'installant durablement rue Daguerre à Paris, elle fixe un ancrage quotidien qui nourrit son observation du voisinage et sa façon d'habiter le cinéma.

1954

La Pointe Courte, acte fondateur

Sans formation de cinéma, elle tourne à Sète et fait monter le film par Alain Resnais, affirmant une indépendance et un langage mêlant fiction et documentaire souvent tenus pour précurseurs de la Nouvelle Vague rive gauche.

1962

Vie commune avec Jacques Demy

Leur vie commune crée un foyer de création et de solidarité artistique, dont découleront des dialogues d'œuvres, un engagement de conservation et un compagnonnage durable.

1967

Immersions américaines et luttes sociales

Ses séjours aux États-Unis la confrontent à la contre-culture et aux mouvements pour les droits civiques, ce qui élargit son cinéma vers le politique et l'itinérance transatlantique.

05/04/1971

Signature du Manifeste des 343

Sa prise de position publique pour le droit à l'avortement l'adosse au mouvement féministe et oriente ses thèmes et ses collaborations des années 1970 vers la parole des femmes.

27/10/1990

Mort de Jacques Demy

La disparition de son compagnon déclenche un cycle de films-mémoires et la préservation active de leurs œuvres au sein de Ciné-Tamaris.

2000

Tournant numérique avec Les Glaneurs et la Glaneuse

Avec une petite caméra DV, elle engage un autoportrait nomade et une enquête sur le glanage qui réinventent sa pratique et touchent un public élargi.

2003

Entrée dans l'art contemporain

Ses installations en musées et à la Biennale de Venise transposent son langage filmique en dispositifs plastiques, ouvrant une nouvelle scène pour son œuvre.

2015

Rencontre avec JR

La complicité créative avec JR relance ses voyages et ses interventions publiques, apportant un élan populaire et intergénérationnel en fin de parcours.

Ma formation

École du Louvre (Paris, France)1945 – 1946

Agnès Varda a étudié à l'École du Louvre, où elle a acquis des connaissances en histoire de l'art, ce qui a influencé son approche cinématographique.

Théâtre National Populaire (TNP) (Paris, France)1946 – 1948

Elle a travaillé au TNP sous la direction de Jean Vilar, ce qui a renforcé son engagement dans les arts visuels et le théâtre.

Ce CV historique est une reconstitution narrative basée sur des sources publiques.
Certains contenus ont été générés avec l'aide de l'intelligence artificielle et peuvent contenir des imprécisions.
Dernière mise à jour : 15 septembre 2026

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