Pour un rendu optimal à l'impression, téléchargez la version PDF depuis https://le-cv.de/andre-marie-ampere.
André-Marie Ampère
dit le père de l'électrodynamique
J'ai bâti une théorie expérimentale et mathématique des interactions entre courants, scellée par la loi d'Ampère et par l'unité « ampère »

Mon parcours
Je suis né à Lyon en 1775, et j'ai très tôt suivi une formation essentiellement autodidacte. J'ai dévoré les traités de mathématiques et de physique, des « Éléments » d'Euclide aux travaux d'Euler et de Lagrange, puis j'ai commencé à enseigner. Les secousses de la Révolution, marquées par un deuil qui m'a frappé, ont renforcé ma volonté de comprendre le monde par le calcul et l'expérience.
Appelé à Paris, j'ai enseigné à l'École polytechnique et orienté mes recherches vers les liens entre électricité et magnétisme. En 1820, dans le sillage de l'expérience d'Ørsted, j'ai présenté à l'Académie des sciences des résultats établissant l'action mutuelle des courants, formulé la loi qui porte mon nom et développé les notions de solénoïde et d'aiguille astatique. Mon « Mémoire sur la théorie mathématique des phénomènes électrodynamiques » a donné un cadre quantitatif, prédictif et un langage à cette nouvelle science.
Devenu professeur de physique expérimentale au Collège de France, j'ai diffusé ces idées et fourni des outils aux savants comme aux ingénieurs. Mon travail a préparé Maxwell et l'électromagnétisme moderne, et l'unité de courant électrique, l'« ampère », perpétue mon nom. Je suis mort à Marseille en 1836 et je repose au cimetière de Montmartre, à Paris.
Mes réalisations
Loi d'Ampère sur la force entre courants
J'établis la force entre fils parallèles et la circuitation du champ magnétique.
Théorie des phénomènes électrodynamiques (Traité)
Publication d'un traité fondateur, théorie entièrement déduite d'expériences contrôlées.
Définition par force de l'intensité de courant
Je formalise la mesure du courant via la force par mètre entre fils parallèles.
Hypothèse des courants moléculaires du magnétisme
Je propose des boucles de courant microscopiques expliquant l'aimantation permanente.
Introduction du terme et du concept de solénoïde
Je nomme solénoïde une bobine hélicoïdale et conçois des dispositifs associés.
Projet de télégraphe électromagnétique à aiguilles
Je conçois un télégraphe multi-fils utilisant la déviation d'aiguilles codant les lettres.
Règle du tire-bouchon pour le sens du champ
Je formalise le sens du champ autour d'un courant par la règle du tire-bouchon.
Essai sur la philosophie des sciences
Publication posthume classant les sciences et proposant une méthode rationnelle.
Mes étapes clés
1793
Exécution du père pendant la Terreur
La mort de Jean-Jacques Ampère à Lyon plonge le jeune André-Marie dans une crise durable et l’enferme dans l’étude, donnant à sa vocation savante une intensité nouvelle.
1803
Veuvage précoce
La mort de sa première épouse Julie brise son équilibre personnel et renforce son refuge dans le travail scientifique.
1804
Entrée à l’École polytechnique, Paris
Son installation à Paris comme répétiteur à l’École polytechnique l’insère au cœur des réseaux savants et lance sa carrière nationale.
1819
Élu à l’Académie des sciences
Devenu membre titulaire, il obtient la tribune qui permettra ses annonces rapides et publiques en électricité et magnétisme l’année suivante.
septembre 1820
Après Oersted, l’électrodynamique naît
Informé à l’Académie des sciences des résultats de Hans Christian Oersted, il enchaîne en septembre des expériences sur l’attraction et la répulsion de courants parallèles et fonde l’électrodynamique.
octobre 1820
Joutes de priorité avec Biot et Savart
Sous l’œil d’Arago à l’Académie, ses échanges serrés avec Biot et Savart autour des méthodes et de la priorité l’obligent à affiner ses formules et à imposer sa théorie sur la scène européenne.
1824
Prend la chaire de physique expérimentale à Paris
Son accès à une chaire de physique expérimentale à Paris (Collège de France) consacre son basculement durable vers l’expérimentation et renforce son autorité publique de physicien.
1830
Inspecteur général de l’Université
Nommé inspecteur général après les réorganisations politiques, il parcourt la France et ses charges administratives réduisent ses travaux de laboratoire, réorientant la fin de sa carrière.
1834
Virage vers la philosophie des sciences
Il se consacre à la rédaction d’un vaste Essai de classification des sciences, projet de fin de vie que son fils publiera après sa mort, signe d’un déplacement de ses priorités hors du laboratoire.
Ma formation
École polytechnique (Palaiseau, France)1800 – 1801
André-Marie Ampère a étudié à l'École polytechnique, où il a acquis des bases solides en mathématiques et en sciences physiques.
Collège de France (Paris, France)1814 – 1820
Ampère a occupé une chaire de physique au Collège de France, où il a développé ses théories sur l'électrodynamique.