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Camille Claudel

J’ai imposé une voix sculpturale singulière, de « La Valse » à « L’Âge mûr », qui a renouvelé l’expression du corps et de l’élan intérieur dans la sculpture moderne

1864 – 1943Sculptrice · Dessinatrice
Camille Claudel

Mon parcours

Je suis née en 1864 à Fère-en-Tardenois, dans une famille de province attentive aux études. Très tôt, je modèle l’argile et je dessine sans relâche. À Paris, je me forme à l’Académie Colarossi, l’École des Beaux-Arts m’étant fermée, et j’affûte mon regard auprès d’Alfred Boucher. En 1883, j’entre dans l’atelier d’Auguste Rodin, où je deviens collaboratrice et partenaire d’une exigence rare, tout en poursuivant mes propres recherches.

Je m’affirme par des œuvres où le mouvement et la vie intérieure se répondent, de « Sakountala » à « La Valse », de « Clotho » à « La Petite Châtelaine », jusqu’à « L’Âge mûr ». J’expose au Salon, j’obtiens des soutiens et des commandes, la Galerie Eugène Blot édite mes bronzes, mais je heurte le manque de moyens, les préjugés envers les femmes et l’ombre pesante de mon ancien maître. La rupture, douloureuse, clarifie pourtant ma voix et ma manière.

Au début du XXe siècle, je lutte avec l’isolement, les dettes et la maladie. En 1913, ma famille me fait interner à Montdevergues, où je demeure jusqu’à ma mort en 1943. Redécouverte des décennies plus tard, je laisse un corpus d’une intensité rare, où la justesse psychologique et l’audace de la taille directe tracent une voie singulière.

Mes réalisations

1899

L'Âge mûr (La Maturité)

Je conçois un groupe allégorique clé, commande d'État, décliné en plâtre et bronze.

1893

La Valse

Je crée un duo dansant censuré pour nudité, draperies ajoutées, polémique durable.

1888

Sakountala (L'Abandon)

Je modèle l'étreinte de Sakountala, récompensée au Salon, puis taillée en marbre.

1897

Les Causeuses (onyx et bronze patiné)

Je décline Les Causeuses en onyx et bronze, exploration pionnière de la polychromie.

1905

Éditions en bronze avec la Galerie Eugène Blot

Je lance des éditions en bronze avec Eugène Blot, diffusion maîtrisée, tirages contrôlés.

1905

Exposition personnelle à la Galerie Eugène Blot

J'organise ma première exposition personnelle chez Eugène Blot, visibilité critique accrue.

1892

La Petite Châtelaine

Je sculpte un portrait d'enfant en plusieurs versions, virtuosité de modelé et patines.

1893

Clotho

Je façonne la Parque Clotho aux cheveux noués, tension extrême, modernité expressive.

1903

La Vague

Je compose en onyx et bronze un trio saisi par une vague, audace matérielle.

1899

L'Implorante

Je détache L'Implorante du groupe, figure à genoux, désespoir contenu, patines.

1884

Buste de Paul Claudel à 16 ans

Je sculpte le buste de Paul Claudel à 16 ans, portrait sensible, construction ferme.

Mes étapes clés

1881

Installation à Paris et formation à l'Académie Colarossi

Le déménagement à Paris ouvre un accès à un enseignement professionnel auprès d'Alfred Boucher à l'Académie Colarossi et l'ancre dans le milieu de la sculpture.

1884

Rencontre avec Rodin, entrée dans son atelier

Présentée par Alfred Boucher, elle rejoint l'atelier d'Auguste Rodin, collabore aux Portes de l'Enfer et aux Bourgeois de Calais, et noue une relation qui réoriente sa trajectoire.

1893

Rupture avec Rodin et affirmation d'une voie personnelle

Elle se sépare d'Auguste Rodin et décide d'échapper à son influence, revendiquant une autonomie créatrice et préparant l'ouverture d'un atelier à Paris.

1893

Refus d'achat pour une œuvre jugée indécente

L'administration écarte l'achat de La Valse pour motifs de décence et impose des draperies, un épisode public qui compromet son accès aux commandes d'État.

1899

Abandon d'une commande d'État majeure

La commande publique envisagée pour L'Âge mûr est abandonnée, ce qui prive l'artiste d'une consécration attendue et aggrave sa précarité matérielle.

1905

Isolement et destructions d'œuvres

En proie à une détresse croissante, elle s'isole, multiplie les accusations de spoliation et détruit des plâtres, raréfiant son corpus et rompant des réseaux de soutien.

mars 1913

Internement puis transfert à Montdevergues

Placée d'office à Ville-Évrard en mars 1913 à la demande de sa famille puis transférée en 1914 à l'asile de Montdevergues, elle y demeure jusqu'à sa mort et sa carrière publique s'interrompt définitivement.

02/03/1913

Mort du père, soutien décisif

La disparition de son père, unique appui familial constant, laisse sa mère et son frère Paul décider de son sort sans contrepoids.

Ma formation

Académie Colarossi (Paris, France)1881 – 1883

Formation artistique où Camille Claudel a pu développer ses compétences en sculpture.

Atelier d'Alfred Boucher (Paris, France)

Apprentissage informel sous la direction du sculpteur Alfred Boucher, qui a joué un rôle clé dans sa formation.

Ce CV historique est une reconstitution narrative basée sur des sources publiques.
Certains contenus ont été générés avec l'aide de l'intelligence artificielle et peuvent contenir des imprécisions.
Dernière mise à jour : 9 septembre 2026

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