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Denis Diderot

Je dirige l'« Encyclopédie », j'en fais l'atelier des Lumières et j'associe philosophie, science et arts pour redéfinir le savoir

1713 – 1784Philosophe · Écrivain · Encyclopédiste
Denis Diderot

Mon parcours

Je suis né à Langres le 5 octobre 1713, dans une famille d'artisans, et j'ai grandi entre la rigueur du collège jésuite et la curiosité du monde. Arrivé à Paris, j'ai hésité entre l'Église, le droit et la médecine, avant de choisir les lettres et la pensée. Traducteur et critique, j'ai façonné ma plume au contact des débats européens, j'ai noué des amitiés décisives et j'ai appris à faire dialoguer raison et sensibilité.

Mon tournant survient avec la « Lettre sur les aveugles », qui me vaut Vincennes en 1749 et m'oblige à préciser mon matérialisme. Bientôt, je deviens l'âme éditoriale de l'« Encyclopédie » avec d'Alembert. Malgré censures, perquisitions et interdictions, je maintiens l'ouvrage, articule les savoirs, multiplie les renvois et confie aux artisans la dignité des arts mécaniques. En parallèle, j'écris des « Salons » qui inventent la critique d'art moderne, des dialogues comme « Le Rêve de d'Alembert » et des fictions audacieuses, « La Religieuse », « Jacques le fataliste », « Le Neveu de Rameau », souvent publiées tard.

Je m'éteins à Paris le 31 juillet 1784. Mon héritage tient à une méthode, l'examen sans préjugés et la circulation des connaissances, qui ont armé les Lumières et préparé la modernité intellectuelle.

Mes réalisations

1751

Encyclopédie, ou Dictionnaire raisonné des sciences, des arts et des métiers

Je cofonde et dirige l'Encyclopédie, synthèse raisonnée des sciences, arts et métiers.

1759

Salons (Correspondance littéraire)

Je crée une critique d'art moderne avec les Salons du Louvre, par la Correspondance.

1769

Le Rêve de d'Alembert

Je développe un matérialisme organiciste dans un dialogue philosophique expérimental.

1796

Jacques le fataliste et son maître

Roman expérimental, réflexion vive sur hasard, liberté et narration.

1762

Le Neveu de Rameau

Dialogue satirique publié tardivement, auscultant génie, vice et société musicale.

1772

Supplément au voyage de Bougainville

J'interroge morale et colonisation, prônant relativisme des mœurs et liberté.

1796

La Religieuse

Roman critique des couvents et des vœux forcés, publié posthumément.

1773

Paradoxe sur le comédien

Je théorise le jeu de l'acteur, séparant sensibilité privée et art scénique.

1749

Lettre sur les aveugles à l'usage de ceux qui voient

J'explore perception, sensualisme et athéisme à partir du cas Saunderson.

1763

Lettre sur le commerce des livres

Je défends auteurs et libraires, esquissant un régime moderne de propriété littéraire.

1753

Pensées sur l'interprétation de la nature

J'esquisse une méthode expérimentale et probabiliste pour les sciences de la nature.

1757

Le Fils naturel, suivi des Entretiens

Je fonde le drame bourgeois et propose une poétique du théâtre familial.

1775

Plan d'une université pour le gouvernement de Russie

Je propose une réforme ambitieuse de l'instruction publique pour l'Empire russe.

1745

Essai sur le mérite et la vertu (traduction de Shaftesbury)

Je traduis Shaftesbury, diffusant le moralisme et l'esthétique anglaise en France.

Mes étapes clés

1743

Mariage clandestin, choix d'une vie de plume

Il épouse Antoinette Champion contre l'avis de son père, s'engage dans une existence précaire d'homme de lettres et tourne le dos à la carrière ecclésiastique envisagée pour lui.

1747

Prend la direction de l'Encyclopédie

En acceptant, avec d'Alembert, la conduite éditoriale de l'Encyclopédie, il fait de son talent un chantier collectif qui va structurer sa vie intellectuelle et l'exposer aux combats religieux et politiques.

24/07/1749

Arrestation et emprisonnement à Vincennes

Arrêté pour sa Lettre sur les aveugles, il mesure le coût personnel de ses idées matérialistes et adapte sa tactique face à la police du livre.

1758

Rupture avec Rousseau

La querelle autour des spectacles et des positions prises dans l'Encyclopédie brise une amitié fondatrice, reconfigurant ses alliances dans la République des lettres.

1759

Proscription de l'Encyclopédie et contournement de la censure

La révocation du privilège, les condamnations de la Sorbonne et l'inscription à l'Index l'obligent, avec l'appui discret de Malesherbes, à poursuivre l'entreprise clandestinement et à s'organiser contre la censure.

1764

Découverte des coupes de Le Breton

En constatant que l'imprimeur Le Breton a caviardé des articles pour se protéger, il subit une trahison éditoriale qui durcit sa lucidité et précipite la clôture pragmatique de l'entreprise.

1765

Vente de sa bibliothèque à Catherine II

La tsarine achète sa bibliothèque en lui en laissant l'usage et lui accorde une pension, ce qui le sort de l'insécurité matérielle et élargit son rayon d'action européen.

1773

Séjour à Saint-Pétersbourg

Reçu par Catherine II, il confronte directement ses idées politiques au pouvoir, rédige des Observations critiques et prend la mesure des limites des réformes éclairées.

Ma formation

Université de Paris (Paris, France)1732 – 1737

Diderot a étudié à l'Université de Paris, où il a obtenu son diplôme de maître ès arts, ce qui a été fondamental pour sa formation intellectuelle.

Apprentissage auprès des Jésuites (Langres, France)1732

Diderot a reçu une éducation jésuite à Langres, qui a influencé sa pensée et sa formation philosophique.

Ce CV historique est une reconstitution narrative basée sur des sources publiques.
Certains contenus ont été générés avec l'aide de l'intelligence artificielle et peuvent contenir des imprécisions.

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Dernière mise à jour : 30 août 2026