Pour un rendu optimal à l'impression, téléchargez la version PDF depuis https://le-cv.de/francois-truffaut.
François Truffaut
Je suis l’artisan de « Les Quatre Cents Coups » et de « La Nuit américaine », jalons de la Nouvelle Vague et d’un cinéma d’auteur populaire

Mon parcours
Je suis né à Paris le 6 février 1932 et j’ai grandi en autodidacte, préférant les ciné-clubs et les bibliothèques à l’école. André Bazin m’a soutenu, j’ai écrit aux « Cahiers du cinéma » où j’ai défendu la « politique des auteurs ». Mes premiers pas derrière la caméra, avec « Une visite » puis « Les Mistons », ont affirmé mon désir d’allier liberté formelle et émotion. Pour préserver mon indépendance, j’ai fondé Les Films du Carrosse.
Mon premier long métrage, « Les Quatre Cents Coups », a révélé Antoine Doinel et m’a valu le prix de la mise en scène à Cannes. J’ai poursuivi avec « Tirez sur le pianiste » et « Jules et Jim », puis avec « Fahrenheit 451 » tourné en anglais. J’ai retrouvé Doinel dans « Baisers volés », « Domicile conjugal » et « L’Amour en fuite ». « La Nuit américaine », portrait de plateau, a obtenu l’Oscar du meilleur film en langue étrangère. « Le Dernier Métro » a triomphé aux Césars. Par goût du jeu, j’ai aussi joué chez Steven Spielberg dans « Rencontres du troisième type ».
Je me suis voulu artisan plus que théoricien, fidèle aux livres et aux équipes qui rendent possible l’émotion. Disparu en 1984, je laisse une œuvre où l’intime rencontre le plaisir du récit, qui a imposé la figure du metteur en scène auteur et formé des générations de cinéphiles.
Mes réalisations
Les Quatre Cents Coups
Je signe mon premier long métrage, manifeste de la Nouvelle Vague et portrait d'enfance.
Hitchcock Truffaut (Le Cinéma selon Alfred Hitchcock)
Je publie des entretiens de référence, clarifiant suspense, découpage et style d'Hitchcock.
Cycle Antoine Doinel
Je crée un cycle sur vingt ans, suivant Doinel de l'enfance aux amours d'adulte.
Jules et Jim
J'adapte Roché, j'invente un récit lyrique au montage libre et voix off marquante.
Fahrenheit 451
J'adapte Bradbury en anglais, fable dystopique sur censure, livres et mémoire collective.
Création de Les Films du Carrosse
Je fonde une société de production indépendante, assurant liberté créative et pérennité.
L'Histoire d'Adèle H.
Je filme l'obsession amoureuse, direction d'Isabelle Adjani dans un journal intime.
Tirez sur le pianiste
Je mêle polar et mélodrame, ruptures de ton et travellings nerveux.
L'Enfant sauvage
Je reconstitue le cas Victor, méditation sur l'éducation que j'interprète à l'écran.
La Peau douce
Je dirige un drame adultère moderne, cadre serré et observation des gestes.
La Chambre verte
Je conçois une élégie funèbre, culte des morts et mise en scène austère.
Vivement dimanche !
Je rends hommage au polar noir, noir et blanc stylisé, duo Ardant Trintignant.
Les Mistons
Je réalise un court inaugural, chronique d'enfance qui préfigure thèmes et style.
Mes étapes clés
1948
Rencontre décisive avec André Bazin
Bazin devient son mentor, l'introduit dans les ciné-clubs puis la critique, lui offrant un cadre intellectuel et une voie d'émancipation.
1948
Placement en centre d'observation pour mineurs
Adolescent endetté par son ciné-club, il est placé en centre d'observation après un vol, expérience de contrainte et d'injustice qui nourrira durablement sa veine autobiographique.
1950
Désertion et incarcération militaire
Après une désertion en Allemagne, il est emprisonné, l'intervention de Bazin obtient sa libération et relance son orientation vers l'écriture et le cinéma.
janvier 1954
Une certaine tendance et politique des auteurs
Avec cet article aux Cahiers du cinéma, il impose une lecture auteuriste du cinéma français, gagne une autorité publique et prépare son passage à la mise en scène.
1957
Entrée en réalisation professionnelle
Il franchit le pas du tournage en réalisant son premier court métrage, quittant la seule critique pour l'apprentissage concret du plateau.
1958
Rencontre avec Jean-Pierre Léaud
Le choix de Léaud comme alter ego dramatique ouvre un compagnonnage qui deviendra la colonne vertébrale de récits au long cours.
mai 1959
Cannes 1959, révélation internationale
Le Prix de la mise en scène l'installe figure de la Nouvelle Vague et lui ouvre un réseau de diffusion et de financement à l'étranger.
mai 1968
Affaire Langlois et arrêt du Festival de Cannes
En défendant Henri Langlois puis en contribuant à interrompre Cannes, il assume un rôle de porte-voix des cinéastes face aux institutions.
mars 1973
Rupture publique avec Jean-Luc Godard
L'échange de lettres ouvertes après La Nuit américaine rompt un compagnonnage fondateur et clarifie son refus d'un cinéma de combat idéologique.
1983
Diagnostic d'une tumeur cérébrale
La maladie interrompt brutalement ses projets et met fin à sa trajectoire de cinéaste l'année suivante.
Ma formation
Cahiers du cinéma (Paris, France)1946
François Truffaut a commencé sa carrière en tant que critique de cinéma aux Cahiers du cinéma, où il a développé ses idées sur la politique des auteurs.
Les Quatre Cents Coups (France)1959
Ce film, qui a marqué ses débuts en tant que réalisateur, est considéré comme un acte fondateur de la Nouvelle Vague.