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Henri Matisse
Je suis l’artisan d’une libération de la couleur au XXe siècle, des toiles fauves à la synthèse lumineuse des papiers découpés et de la chapelle de Vence

Mon parcours
Je suis né en 1869 à Le Cateau-Cambrésis, dans une famille de négociants en grains. D’abord clerc de notaire à Saint-Quentin, je découvre la peinture durant une convalescence et pars étudier à Paris, à l’Académie Julian puis dans l’atelier de Gustave Moreau. Là, je forge un œil patient, copiant les maîtres, travaillant la nature morte et le nu, et cherchant déjà une harmonie par la couleur.
Après des recherches néo-impressionnistes, je trouve mon accent en 1905, au Salon d’Automne, où mes toiles aux tons vifs me valent le surnom de « fauve ». Avec Derain, je pousse la couleur à son intensité propre. « Luxe, calme et volupté », « La Femme au chapeau », puis la grande « Danse » et « La Musique » affirment un art de la simplification et du rythme. À Nice, à partir de 1917, je poursuis une peinture de lumière, d’intérieurs et de figures, tout en modelant, gravant et décorant, fidèle à une quête d’équilibre.
Opéré en 1941, diminué physiquement, je passe aux papiers découpés, ciseaux et gouaches en main, et signe « Jazz » ainsi que les grandes compositions tardives. Je conçois aussi la chapelle du Rosaire à Vence, réflexion totale sur lumière, couleur et espace. Je m’éteins en 1954 à Nice. Mon travail, de la vigueur fauve à la clarté des découpages, demeure une grammaire de liberté pour les artistes.
Mes réalisations
La Danse et La Musique, panneaux pour Sergueï Chtchoukine
Réalise deux panneaux monumentaux pour Chtchoukine, repères du modernisme décoratif.
Chapelle du Rosaire de Vence
Conçois architecture, vitraux et décor de la chapelle des Dominicaines à Vence.
Jazz, album de gouaches découpées
Publie Jazz, album de gouaches découpées, avec Icare et motifs dynamiques.
Harmonie en rouge (La Chambre rouge)
Peins Harmonie en rouge, intérieur iconique aux aplats et arabesques.
La Danse, grand mural pour la Barnes Foundation
Peins le grand mural La Danse pour la Barnes, synthèse couleur-rythme monumentale.
Les Nus bleus, série de gouaches découpées
Crée la série des Nus bleus, sommet tardif des gouaches découpées.
L’Atelier rouge (The Red Studio)
Réalise L’Atelier rouge, manifeste spatial et chromatique des intérieurs.
L’Escargot, grand collage en gouaches découpées
Compose L’Escargot, grand collage en gouaches découpées aux couleurs vibrantes.
Femme au chapeau, Salon d’Automne
Expose Femme au chapeau au Salon d’Automne, pièce phare du Fauvisme.
Série du Dos (I–IV), bas-reliefs en bronze
Développe les quatre états du Dos, jalons de la sculpture en bronze.
Poésies de Mallarmé, édition illustrée
Illustre les Poésies de Mallarmé, référence du livre d’artiste moderne.
Mes étapes clés
1890
Convalescence et choix de la peinture
Alité lors d'une convalescence, il découvre la peinture et abandonne le droit, engageant un basculement de vie vers une vocation artistique.
18/10/1905
Brèche fauve au Salon d’Automne
Au Salon d’Automne 1905, ses toiles issues de Collioure, dont Femme au chapeau et Fenêtre ouverte, déclenchent le scandale des Fauves et l’installent en chef de file d’une révolution de la couleur.
décembre 1908
Notes d’un peintre, cap esthétique
Avec Notes d’un peintre, publié dans La Grande Revue, il formule une doctrine personnelle de la couleur et de la sensation qui oriente ses recherches ultérieures.
1912
Séjours au Maroc, lumière et motifs
Ses séjours à Tanger et au Maroc ouvrent un dialogue avec les arts islamiques et une lumière crue qui transforme durablement ses arabesques, ses motifs et l’architecture de ses intérieurs.
17/02/1913
Armory Show, ouverture américaine
Présenté à l’Armory Show de New York, puis à Chicago et Boston, il accède à un public élargi et consolide un réseau de collectionneurs américains décisif pour la suite de sa carrière.
1917
Période niçoise et odalisques
Son installation durable à Nice inaugure une longue phase d’odalisques et d’intérieurs baignés de lumière méridionale, marquant une inflexion sensuelle et décorative de son œuvre.
1930
Tahiti, mémoire de lumière
Un voyage à Tahiti et en Polynésie lui offre une réserve de sensations lumineuses et aquatiques qui rejailliront dans ses toiles tardives et ses papiers découpés, notamment la série Océanie.
1943
Réinvention par les gouaches découpées
Affaibli après les opérations de 1941, il se réinvente par les gouaches découpées avec l’aide de Lydia Delectorskaya, ouvrant un cycle tardif majeur qui mènera à Jazz, Icare, Les Nus bleus et L’Escargot.
Ma formation
Académie Julian (Paris, France)1896 – 1897
Henri Matisse a étudié à l'Académie Julian, où il a été exposé à des techniques artistiques variées et a développé son style.
Mentorat avec Gustave Moreau (Paris, France)1896
Matisse a été influencé par son mentor Gustave Moreau, qui a joué un rôle clé dans son développement artistique.
École des Beaux-Arts (Paris, France)1897 – 1898
Matisse a poursuivi sa formation à l'École des Beaux-Arts, où il a approfondi ses compétences en peinture et en dessin.