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Paul-Émile Victor
dit PEV
J’ai fait entrer la France dans l’ère moderne de l’exploration polaire en créant les Expéditions polaires françaises et en ouvrant des voies scientifiques de l’Arctique à la Terre Adélie

Mon parcours
Né le 1907-06-28, je grandis entre Jura familial et curiosité sans limites pour les confins glacés. Très tôt, je m’oriente vers l’ethnologie. En 1934, je pars au Groenland, je vis parmi les Inuit, j’apprends leur langue et leurs savoirs techniques, j’observe un monde encore largement méconnu des Européens. Cette immersion fonde ma méthode, croiser science, terrain et respect des peuples du Nord.
Après la guerre, j’organise la réponse française aux défis polaires. En 1947, je crée les Expéditions polaires françaises et je les dirige près de trente ans, structurant des campagnes ambitieuses en Arctique et en Antarctique. Sous mon impulsion, des bases scientifiques s’établissent en Terre Adélie, des itinéraires se sécurisent, des équipes pluridisciplinaires se forment. Mes récits et conférences popularisent les pôles, tandis que les relevés glaciologiques, météorologiques et océanographiques alimentent durablement la recherche.
Plus qu’une aventure, j’ai voulu une œuvre collective, utile. Installé à Bora Bora, je continue de plaider pour la connaissance et la préservation des pôles jusqu’à ma disparition en 1995. Mon héritage tient dans une institution pérenne, des données de référence et une conviction, comprendre ces mondes de glace éclaire notre avenir commun.
Mes réalisations
Fondation des Expéditions polaires françaises (EPF)
Je fonde et dirige l'organisation nationale des missions polaires françaises.
Implantation française en Terre Adélie, Port Martin puis Dumont d'Urville
Je lance et pérennise les bases antarctiques Port Martin puis Dumont d'Urville.
Création de l'IFRTP, futur Institut polaire français Paul-Émile Victor
Je transmets les EPF vers un groupement national, préfigurant l'Institut polaire actuel.
Publication d'Apoutsiak, le petit flocon de neige
Je publie l'album jeunesse qui popularise durablement la vie inuit en France.
Pilotage français de l'Année géophysique internationale
Je coordonne l'effort français aux pôles durant l'Année géophysique internationale.
Expéditions au Groenland oriental, missions anthropologiques et glaciologiques
Je conduis des missions au Groenland oriental, relevés, traîneaux et enquêtes ethnographiques.
Lancement des Missions Paul-Émile Victor au Groenland
Je lance des campagnes annuelles au Groenland, bases, levés et hivernages scientifiques.
Organisation des traverses glaciologiques vers le Dôme C
J'organise des raids vers le Dôme C, carottages profonds et mesures géophysiques.
Modernisation de la logistique polaire française
Je mécanise raids et ravitaillements, standardise sécurité et procédures aux EPF.
Structuration des programmes glaciologie et climat des EPF
Je structure des programmes glaciologie et climat, au service des équipes françaises.
Mes étapes clés
1932
Entrée à l'Institut d'ethnologie de Paris
Formé par Marcel Mauss et Paul Rivet, il choisit l’ethnographie de terrain comme voie et oriente ses projets vers le Groenland.
1934
Immersion chez les Inuits d’Ammassalik
Installé au Groenland oriental, il adopte les techniques locales et mène des enquêtes au long cours qui ancrent sa méthode d’ethnographe-explorateur.
1936
Traversée de la calotte groenlandaise
En conduisant une traversée par traîneaux, il gagne une autorité d’organisateur de terrain qui légitime des entreprises plus ambitieuses.
16/09/1936
Naufrage du Pourquoi-Pas? et mort de Charcot
La disparition de Charcot prive ses missions de leur relais maritime et le pousse à assumer seul la conduite logistique et scientifique de la suite.
1941
Exil et engagement allié aux États-Unis
Pendant la guerre, il se tourne vers l’aéronautique et la logistique moderne, réseaux et savoir-faire qui nourriront ses futures opérations polaires.
1947
Du terrain à l’organisation nationale
Il décide de passer d’explorateur de terrain à architecte d’un dispositif permanent, amorçant la création d’une structure française dédiée aux pôles.
1948
Apoutsiak, entrée dans l’imaginaire collectif
Le succès éditorial d’Apoutsiak lui apporte une notoriété publique qui facilite levées de fonds, soutiens institutionnels et diffusion de la cause polaire.
1952
Incendie de Port Martin
La destruction de la base de Terre Adélie impose une refonte logistique et un redéploiement stratégique qui reconfigurent la présence française en Antarctique.
1976
Retrait à Bora Bora et plaidoyer pour les pôles
En s’installant en Polynésie française, il quitte la direction opérationnelle pour écrire et intervenir publiquement en faveur de la protection des régions polaires.
Ma formation
École supérieure de navigation (France)1930 – 1932
Formation en navigation et exploration, essentielle pour ses futures expéditions.
Institut océanographique de Monaco (Monaco)1933 – 1934
Formation en sciences marines, renforçant ses compétences en exploration polaire.