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Charles-Camille Saint-Saëns
Auteur de « Samson et Dalila », de la « Symphonie n° 3 » avec orgue et du « Carnaval des animaux », j’ai uni virtuosité et clarté française au plus haut niveau

Mon parcours
Je suis né à Paris en 1835 et, enfant prodige, je montai sur scène dès l’âge de dix ans. Doté d’une oreille absolue, je suivis la classe de piano de Camille Stamaty puis la composition auprès d’Halévy au Conservatoire de Paris. Très tôt, j’explorai tous les genres et, nommé organiste de l’église de la Madeleine, je fus salué par Liszt pour mon art de l’improvisation et ma virtuosité.
Parallèlement à mon activité d’interprète, j’enseignai Gabriel Fauré et militai pour la musique française en cofondant en 1871 la Société Nationale de Musique. Mes œuvres marquèrent les salles d’Europe, de la « Danse macabre » à « Samson et Dalila » créé à Weimar grâce à Liszt, jusqu’à la « Symphonie n° 3 » avec orgue et au « Carnaval des animaux ». Voyageur infatigable, je dirigeai mes partitions et signai en 1908 l’une des premières musiques de film, pour « L’Assassinat du duc de Guise ».
Précurseur par l’éclectisme et la clarté, je défendis une modernité mesurée, alliant science du contrepoint et élégance classique. Je m’éteignis à Alger en 1921 et repose au cimetière du Montparnasse. Mon œuvre, précise et lumineuse, continue d’accompagner les orchestres et les écoles, de la scène d’opéra aux classes de piano.
Mes réalisations
Samson et Dalila, opéra en trois actes
Je compose Samson et Dalila, créé à Weimar, grand succès parisien en 1892.
Symphonie no 3 dite Avec orgue
Je crée la Symphonie no 3, commande RPS, apogée pour orchestre et orgue.
Le Carnaval des animaux
Je compose Le Carnaval des animaux, cycle ludique, publication intégrale posthume en 1922.
Cofondation de la Société Nationale de Musique (Ars gallica)
Je cofonde la Société Nationale de Musique, vitrine Ars gallica pour créations françaises.
Danse macabre, poème symphonique
Je lance mes poèmes symphoniques avec Danse macabre, succès durable au concert.
Organiste titulaire de l’Église de la Madeleine
J'occupe le grand orgue de La Madeleine, référence européenne saluée par Liszt.
Partition pour L’Assassinat du duc de Guise
Je signe une partition originale pionnière pour L’Assassinat du duc de Guise.
Concerto pour piano no 2 en sol mineur, op. 22
Je compose le Concerto pour piano no 2, écrit en 17 jours, succès durable.
Introduction et Rondo capriccioso, op. 28
Je dédie Introduction et Rondo capriccioso à Sarasate, éclat virtuose du violon.
Oratorio de Noël, op. 12
Je crée l’Oratorio de Noël op. 12, tradition chorale populaire depuis 1858.
Sonates pour vents, op. 166 à 168
Je publie les sonates pour hautbois, clarinette et basson, repères tardifs du répertoire.
Septuor en mi bémol majeur, op. 65
Je compose le Septuor op. 65 avec trompette, alliance inédite de musique de chambre.
Étapes clés
06/05/1846
Débuts prodiges à la Salle Pleyel
À 10 ans, un récital public à la Salle Pleyel le fait connaître comme virtuose précoce et l’introduit durablement dans les cercles musicaux parisiens.
1858
Prend la tribune de la Madeleine
Sa nomination à l’église de la Madeleine, poste le plus en vue de Paris, accroît son rayonnement d’interprète et consolide ses réseaux artistiques et institutionnels.
1861
Entre dans l’enseignement à l’École Niedermeyer
En ouvrant sa classe, il transmet sa rigueur à une génération emmenée par Gabriel Fauré, prolongeant son influence au-delà de sa propre production.
1871
Rassemble les compositeurs français après 1870
Au lendemain de la guerre, il coinitie la Société Nationale de Musique pour structurer la création française, changeant l’écosystème des concerts et des commandes à Paris.
1873
Hivers en Afrique du Nord, virage orientaliste
Ses séjours répétés en Algérie puis en Égypte infléchissent son imaginaire musical et nourrissent une veine orientaliste appelée à irriguer plusieurs œuvres majeures.
1877
Consécration opératique par Weimar
Soutenu par Franz Liszt, il contourne les refus parisiens et obtient la création de son opéra à Weimar, ouvrant sa reconnaissance lyrique internationale.
1878
Perte de ses deux fils et rupture conjugale
La mort successive de ses enfants provoque la séparation du couple et un retrait dans les voyages, bouleversant sa vie privée et son rythme de création.
1886
Consécration londonienne, nouveau public international
Une commande de la Royal Philharmonic Society et le triomphe qui s’ensuit à Londres étendent son audience et assoient sa stature de symphoniste hors de France.
1886
Quitte la Société Nationale sur l’ouverture aux œuvres étrangères
Hostile à l’abandon du mot d’ordre Ars gallica, il démissionne, acte qui clarifie publiquement son positionnement esthétique et national.
1892
Son grand opéra enfin accepté à Paris
Après des années de blocage pour sujet biblique, l’admission de l’ouvrage à l’Opéra de Paris scelle sa consécration dans son propre pays.
1908
Franchit le pas du cinéma d’art
En acceptant de composer pour un film de la SCAGL, il légitime un nouveau médium auprès des musiciens et ouvre une pratique appelée à prospérer.
29/05/1913
Affrontement avec les modernistes autour du Sacre
Ses prises de position contre la jeune école, cristallisées lors du scandale du Sacre du printemps, creusent son isolement critique malgré un prestige intact.
Ma formation
Conservatoire de Paris (Paris, France)1848 – 1857
J'y suis formé sous la direction de François Benoist et Fromental Halévy, développant mes compétences musicales dès mon jeune âge.
Église de la Madeleine (Paris, France)1857 – 1871
J'y exerce en tant qu'organiste, ce qui me permet de me faire connaître dans le milieu musical parisien.
École Niedermeyer (Paris, France)1861
J'y enseigne et j'y forme des élèves, dont Gabriel Fauré, contribuant ainsi à l'héritage pédagogique de la musique française.