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Nicolas de Condorcet

J'ai posé des jalons majeurs de la théorie du choix social et défendu une République de citoyens instruits, l'égalité civique et l'abolition de l'esclavage

1743 – 1794 · né Marie-Jean-Antoine-NicolasMathématicien · Philosophe · Secrétaire perpétuel de l'Académie royale des sciences
Nicolas de Condorcet

Mon parcours

Je suis né à Ribemont le 1743-09-17 dans une petite noblesse provinciale. Formé chez les jésuites à Reims puis au collège de Navarre, j’ai choisi très tôt les mathématiques sous l’influence décisive de d’Alembert. Mes premiers mémoires en analyse et en mécanique m’ont valu l’élection à l’Académie royale des sciences en 1769. Devenu en 1777 secrétaire perpétuel de l’Académie, j’ai œuvré pour la diffusion des Lumières, liant le calcul des probabilités à une morale du progrès et à l’idée d’une instruction publique pour tous.

En 1785, dans l’« Essai sur l’application de l’analyse à la probabilité des décisions rendues à la pluralité des voix », j’ai éclairé le paradoxe du vote et formulé des critères de rationalité qui portent mon nom. Engagé dans la Révolution, député, j’ai défendu l’abolition de l’esclavage, l’égalité civique, les droits des femmes et un vaste plan d’écoles. J’ai rédigé un projet de constitution et un plan d’instruction fondés sur la raison. Hostile aux dérives de la Terreur, je fus proscrit, contraint à la clandestinité, puis arrêté. Je suis mort en 1794 dans la prison de Bourg-la-Reine. Mon « Esquisse d’un tableau historique des progrès de l’esprit humain », publiée à titre posthume, a scellé ma confiance dans l’émancipation par le savoir.

Mes réalisations

1785

Essai sur l'application de l'analyse à la probabilité des décisions rendues à la pluralité des voix

Je fonde la théorie du vote, formalisant paradoxe et critère majoritaire.

1795

Esquisse d'un tableau historique des progrès de l'esprit humain

Je propose une philosophie du progrès universel fondée sur raison et droits.

1791

Cinq mémoires sur l'instruction publique

Je conçois un système national, gratuit, laïque, articulé en degrés.

1781

Réflexions sur l'esclavage des nègres

Je plaide l'abolition immédiate, fondée sur égalité naturelle et droits civils.

1790

Sur l'admission des femmes au droit de cité

Je défends le suffrage féminin et l'égalité politique sans restrictions.

1792

Rapport et projet de décret sur l'organisation générale de l'instruction publique

Je structure un réseau d'écoles, collèges, instituts et normes d'évaluation.

1776

Secrétaire perpétuel de l'Académie des sciences

Je dirige les travaux, publie des éloges et modernise l'institution scientifique.

1788

Société des Amis des Noirs, cofondation

Je cofonde la Société, organise plaidoyers et campagnes pour l'abolition.

1790

Commission des poids et mesures (réforme métrique)

Je soutiens la normalisation décimale, préparant l'adoption du système métrique.

1773

Éloges des académiciens de l'Académie royale des sciences

Je publie des éloges savants, établissant un modèle d'histoire des sciences.

1765

Essai sur le calcul intégral, tome I

Je développe des méthodes en analyse, diffusées via un traité de référence.

1786

De l'influence de la Révolution d'Amérique sur l'Europe

J'analyse l'impact transatlantique et forge des arguments républicains réformateurs.

1789

Vie de Voltaire

Je célèbre Voltaire, arme rhétorique pour les combats des Lumières.

Étapes clés

1769

Élection à l'Académie des sciences

Élu à 26 ans à l'Académie des sciences, il gagne une plateforme institutionnelle et un réseau qui transforment un jeune géomètre en savant public.

12/05/1776

Disgrâce de Turgot, rupture avec la cour

La chute de Turgot, son principal allié au pouvoir, le coupe des ministères et l'oriente vers une opposition de principes par ses écrits et ses avis hors de la cour.

1785

Réorientation vers les décisions collectives par le calcul

Il choisit d'appliquer la théorie des probabilités aux délibérations publiques et au suffrage, réorientant durablement sa recherche de la géométrie pure vers la politique rationnelle.

octobre 1791

Élu à l'Assemblée législative

Député de Paris à la Législative, il passe de la réforme par l'essai à l'action parlementaire, portant l'instruction publique et l'égalité civile dans l'arène des lois.

1793

Rédaction de l'Esquisse en fuite

En clandestinité, il consigne sa philosophie du progrès dans un manuscrit de synthèse, substituant l'écrit à la tribune qu'il a perdue.

17/01/1793

Vote contre la mort de Louis XVI

Lors du procès du roi, il refuse la peine capitale et soutient l'appel au peuple, un choix qui l'isole des Montagnards et précipite sa marginalisation politique.

février 1793

Projet de Constitution présenté à la Convention

Membre du comité de Constitution, il défend un projet républicain fondé sur les droits et le suffrage, et son éviction au profit du texte montagnard acte sa défaite constitutionnelle.

juillet 1793

Proscription et entrée en clandestinité

Décrété d'arrestation après avoir attaqué la Constitution montagnarde, il se cache à Paris, coupé de la Convention et de ses soutiens girondins.

29/03/1794

Arrestation à Bourg-la-Reine et mort en détention

Reconnu lors de sa fuite, il est incarcéré à Bourg-la-Reine et y meurt pendant la Terreur, fin brutale qui clôt la trajectoire d'un constitutionnaliste libéral.

Ma formation

École de la Marine (Bourg-la-Reine)

J'y reçois une formation en mathématiques et en sciences, qui nourrit mes réflexions ultérieures.

Collège de Navarre (Paris)

J'y acquiers une solide culture en philosophie et en sciences humaines, qui influence mes écrits.

Académie des sciences (Paris)

J'y participe activement, ce qui me permet de développer mes compétences en mathématiques et en sciences.

Ce CV historique est une reconstitution narrative basée sur des sources publiques.
Certains contenus ont été générés avec l'aide de l'intelligence artificielle et peuvent contenir des imprécisions.
Dernière mise à jour : 3 novembre 2026

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