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Eugène Delacroix

Figure de proue du romantisme français, j'ai signé « La Liberté guidant le peuple » et transformé la couleur moderne

1798 – 1863 · né Ferdinand Victor EugènePeintre · Dessinateur · Décorateur mural
Eugène Delacroix

Mon parcours

Je nais le 1798-04-26 à Charenton-Saint-Maurice, dans une famille d'administrateurs, et je m'initie très tôt au dessin. Élève de Pierre-Narcisse Guérin à l’École des Beaux-Arts, je me forme au Louvre auprès des Vénitiens et de Rubens. Mon entrée au Salon avec « La Barque de Dante » en 1822 me révèle, suivie des « Scènes des massacres de Scio » en 1824 qui affirment mon goût pour les sujets brûlants et la primauté de la couleur.

Je m'impose comme l'une des voix du romantisme avec « La Mort de Sardanapale » en 1827 puis « La Liberté guidant le peuple » en 1830, devenue une icône. Mon voyage au Maroc en 1832 régénère ma palette et mon regard, expérience consignée dans mon Journal. Parallèlement, je réalise des lithographies, notamment d'après « Faust », et de vastes décorations publiques, du Salon du Roi au Palais Bourbon à la chapelle des Anges de Saint-Sulpice. Élu à l'Institut en 1857, je poursuis une œuvre foisonnante.

Je m'éteins à Paris en 1863, au terme d'un parcours où l'énergie de la touche et l'audace chromatique ont renouvelé la peinture d'histoire et le paysage. Mon héritage irrigue Manet, les impressionnistes et Cézanne, et mon Journal éclaire encore la pratique et la pensée de la couleur.

Mes réalisations

1824

Chef de file du romantisme pictural

J'impose couleur et mouvement face aux classiques, référence nourrie par Rubens et Venise.

1830

La Liberté guidant le peuple

Je peins l'icône des Trois Glorieuses, manifeste républicain conservé au Louvre.

1861

Décors de la chapelle des Anges, Saint-Sulpice

Je réalise un cycle mural majeur, Jacob, Héliodore et Saint Michel à Saint-Sulpice.

Influence décisive sur la modernité

J'inspire durablement Baudelaire, Manet, Cézanne, Matisse et Picasso par la couleur.

1833

Décoration du Salon du Roi, Palais Bourbon

Je conçois un programme allégorique ambitieux pour la Chambre des députés.

1834

Femmes d'Alger dans leur appartement

Je fonde l'orientalisme moderne avec une scène intime, lumineuse et rigoureusement composée.

1847

Cycle décoratif de la Bibliothèque, Palais Bourbon

Je peins les coupoles de la Bibliothèque, histoire et savoirs magnifiés pour l'Assemblée.

1851

Plafond de la Galerie d'Apollon, Louvre

Je peins Apollon terrassant le Python, pièce maîtresse du décor royal au Louvre.

1822

Journal et écrits esthétiques

Je tiens un Journal et des notes sur la couleur, l'atelier et la méthode.

1828

Lithographies de Faust d'après Goethe

Je renouvelle l'illustration romantique avec un album marquant de lithographies pour Faust.

1840

Entrée des Croisés à Constantinople

Je peins un grand récit historique flamboyant, sommet de la peinture d'histoire.

1854

Chasses aux lions, série

Je développe une série fougueuse de chasses, laboratoire du geste et de la couleur.

Étapes clés

1824

Scandales fondateurs au Salon

Du début au Salon de 1822 (La Barque de Dante) aux polémiques du Massacre de Chios et de La Mort de Sardanapale, il s'impose face au camp d'Ingres comme porte‑étendard d'une peinture de couleur et de mouvement.

juillet 1830

Saisit la Révolution de Juillet

En peignant l'actualité de 1830, il assume un registre public et politique qui culmine au Salon de 1831 et fixe durablement son image auprès du grand public.

1832

Voyage au Maroc avec la mission de Mornay

Le voyage diplomatique au Maroc et le passage par Alger ouvrent sa palette à la lumière et aux motifs nord‑africains, nourrissant des carnets et une veine orientaliste décisive.

1833

Entrée dans les grands chantiers d'État

La commande de la bibliothèque du Palais‑Bourbon lance une série de décors publics au long cours, qui stabilisent sa carrière et élargissent son ambition à l'échelle monumentale.

1855

Consécration à l'Exposition universelle de Paris

La rétrospective de 1855 le place au centre du récit artistique de son temps, face à Ingres, et scelle sa reconnaissance officielle de son vivant.

1857

Élu à l'Académie des Beaux-Arts

Après plusieurs échecs, son élection à l'Institut lui apporte la légitimité académique et consolide son autorité dans le champ artistique.

Ma formation

École des Beaux-Arts (Paris)1815 – 1819

J'y suis formé sous la direction de Pierre-Narcisse Guérin, ce qui m'initie aux techniques classiques de la peinture.

Atelier de Géricault (Paris)

J'y découvre les principes du romantisme et m'imprègne de l'esprit novateur de Géricault.

Ce CV historique est une reconstitution narrative basée sur des sources publiques.
Certains contenus ont été générés avec l'aide de l'intelligence artificielle et peuvent contenir des imprécisions.
Dernière mise à jour : 5 octobre 2026

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