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François Rabelais
dit Alcofribas Nasier
J'ai façonné un roman moderne, mêlant érudition, comique et liberté d'examen, qui a durablement marqué la langue française

Mon parcours
Je suis né en Touraine, près de Chinon, probablement en 1494. Formé dans les ordres religieux, d'abord franciscain puis accueilli à Maillezais, j'y ai acquis le grec et le latin, la passion des textes et l'esprit d'humanisme. Bientôt, je quitte le cloître, me forme à la médecine à Montpellier, puis exerce à Lyon, où j'édite Hippocrate et Galien et fréquente imprimeurs et lettrés.
Sous le masque d'« Alcofribas Nasier », je publie « Pantagruel » en 1532 puis « Gargantua ». Protégé par Jean du Bellay, je voyage à Rome, tout en affrontant les censures de la Sorbonne. Je poursuis avec « Le Tiers Livre » (1546) et « Le Quart Livre », où se mêlent satire, érudition et jubilation verbale. Nommé curé de Meudon, j'affirme une liberté d'examen plaçant raison et joie au cœur du récit.
Je m'éteins en 1553 à Paris. Mon œuvre, longtemps disputée, a imposé un roman nouveau, forgé une langue foisonnante et donné au français des mots passés dans l'usage, de « gargantuesque » à « pantagruélique ». On y lit l'audace de l'humanisme, le rire contre le fanatisme et une confiance tenace dans la curiosité des hommes.
Mes réalisations
Cycle Gargantua-Pantagruel (cinq livres)
Je compose un cycle romanesque en cinq livres, sommet satirique de l'humanisme.
Abbaye de Thélème et sa devise Fay ce que vouldras
Je conçois une utopie libertaire, devise Fay ce que vouldras devenue proverbiale.
Enrichissement du lexique français par néologismes rabelaisiens
J'enrichis le français par néologismes inventifs, listes foisonnantes et comique grotesque.
Pantagruel, publié à Lyon sous Alcofribas Nasier
Je lance la série à Lyon sous pseudonyme, portrait burlesque d'un géant lettré.
Gargantua, guerre picrocholine et programme éducatif
Je propose un programme éducatif humaniste et ridiculise la guerre picrocholine.
Cinquième Livre, oracle de la Bouteille
Je vois paraître, posthume, l'oracle de la Bouteille, attribution discutée.
Quart Livre, paroles gelées et voyage satirique
J'orchestre un voyage marin vers des îles satiriques, avec les paroles gelées.
Éditions et commentaires d'Hippocrate et de Galien
J'édite et annote Hippocrate et Galien à Lyon, outillant médecins et lettrés.
Pantagrueline Prognostication
Je publie un almanach parodique, moquant astrologues et superstitions, succès d'édition.
Étapes clés
1523
Rupture avec les Franciscains
Après la confiscation de ses livres grecs par ses supérieurs franciscains, il quitte le couvent et passe sous la protection de Geoffroy d'Estissac chez les bénédictins de Maillezais, ouvrant la voie à un humanisme actif.
1530
Virage vers la médecine à Montpellier
Il rompt avec la vie conventuelle en s’inscrivant à la faculté de médecine de Montpellier, commence à enseigner et fonde sa carrière de médecin humaniste.
1532
Lyon, hôpital et imprimeurs
Devenu médecin à l’Hôtel-Dieu de Lyon et actif chez des imprimeurs, il entre dans le monde de l’édition qui donnera un débouché à sa veine satirique et à l’usage stratégique du pseudonyme.
1534
Protection des du Bellay et missions romaines
Appelé par Jean et Guillaume du Bellay comme médecin et secrétaire, il voyage à Rome, se constitue un réseau de protection et obtient des appuis qui sécurisent son statut et ses futurs imprimés.
1537
Grades médicaux consolidés à Montpellier
Il revient à Montpellier pour parfaire ses grades en médecine et enseigner, ce qui assoit sa légitimité savante aux côtés de son activité littéraire.
1546
Condamné par la Sorbonne, refuge à Metz et privilèges
La Sorbonne condamne le Tiers Livre et le Parlement de Paris en interdit la vente, Rabelais se replie à Metz pour publier hors de portée de Paris en s’appuyant sur un privilège royal obtenu en 1545 puis sur un privilège pontifical.
1550
Nouveau privilège sous Henri II
Un nouveau privilège royal lui permet de revenir publier en France et de relancer son projet satirique malgré la vigilance de la Sorbonne.
1551
Cures de Meudon et du Jambet
Il reçoit les cures de Saint-Christophe-du-Jambet puis de Meudon grâce au cardinal du Bellay, ce qui lui assure revenu et protection institutionnelle pour ses dernières années de travail.
Ma formation
Études de médecine à Montpellier (Montpellier)1520 – 1525
J'y étudie la médecine, ce qui me permet d'acquérir des connaissances médicales et humanistes essentielles.
Formation monastique chez les franciscains (France)
J'y reçois une éducation humaniste qui façonne ma pensée et mon écriture.