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Georges Clemenceau
dit Le Tigre
Je mène la France à la victoire de 1918 et je dirige la paix de Paris en 1919

Mon parcours
Né le 28 septembre 1841 à Mouilleron-en-Pareds dans une famille républicaine, je deviens médecin à Paris où j'affûte aussi ma plume de polémiste contre le Second Empire. Parti aux États-Unis en 1865, j'y enseigne, je me marie, puis je reviens en 1870. Pendant le siège de Paris, élu maire du 18e arrondissement, je m'emploie à défendre la République et à concilier, refusant les extrêmes.
Député radical de la Seine sous la Troisième République, je gagne la réputation d'un tribun intransigeant, pourfendeur des scandales et artisan de la laïcité. En 1898, je m'engage résolument dans l'affaire Dreyfus et je dirige « L'Aurore » qui publie « J'accuse…! » d'Émile Zola. Surnommé « Le Tigre », j'entre au gouvernement en 1906 comme ministre de l'Intérieur puis président du Conseil, restaurant l'autorité républicaine sans renier les libertés publiques.
Rappelé en 1917 à la tête du gouvernement, j'impose l'unité du commandement allié autour de Foch et je maintiens la nation en guerre jusqu'à la victoire de 1918. À la Conférence de la paix de Paris, je défends un traité de Versailles garant de la sécurité française. Blessé lors d'un attentat en 1919 puis battu à l'élection présidentielle de 1920, je me retire pour écrire et voyager. Mort le 24 novembre 1929 à Paris, je reste le « Père la Victoire ».
Mes réalisations
Négociation du Traité de Versailles à la Conférence de Paris
Je préside la délégation française, impose réparations et garanties sur le Rhin.
Armistice du 11 novembre 1918
Je fixe la ligne politique et valide les conditions de l'armistice à Compiègne.
Unification du commandement allié autour du général Foch
J'obtiens Foch coordinateur à Doullens, puis généralissime pour les offensives alliées.
Gouvernement Clemenceau (1906-1909), laïcité et ordre républicain
Je défends la laïcité, pacifie les inventaires et impose l'autorité républicaine.
Mise en place du Conseil supérieur de guerre interallié
Je contribue à instaurer une instance stratégique commune aux Alliés à Versailles.
Création des Brigades régionales de police mobile (Brigades du Tigre)
Je crée une police mobile d'élite, modernisée par fichiers et automobiles.
Installation des Nymphéas de Monet au Musée de l'Orangerie
J'organise l'installation des Nymphéas, donation nationale et monument à la victoire.
Discours contre la politique coloniale de Jules Ferry
Je mène l'offensive parlementaire contre l'expansion au Tonkin, jusqu'à la chute Ferry.
Transfert d'Émile Zola au Panthéon
J'organise la panthéonisation, reconnaissance officielle de l'engagement dreyfusard.
Publication de Grandeurs et misères d'une victoire
Je dresse un bilan critique du traité et des illusions d'après-guerre.
Publication de La France devant l'Allemagne
Je publie un manifeste de guerre, appel à la ténacité et à l'unité nationales.
Fondation du quotidien L'Homme libre (puis L'Homme enchaîné)
Je fonde un journal d'opposition, relancé sous censure sous le titre L'Homme enchaîné.
Étapes clés
1865
Séjour formateur aux États-Unis
Après des arrestations sous l’Empire, il part enseigner aux États-Unis en 1865, s’y marie et se forge des réflexes journalistiques et politiques transatlantiques qui nourriront son retour en France.
1871
De Montmartre à la scène nationale
Maire du 18e arrondissement pendant le siège de Paris puis député, il tente une médiation républicaine durant la Commune, ce qui installe durablement son rôle d’acteur politique national.
1893
Chute dans l’affaire de Panama
Compromis par ses liens avec Cornelius Herz dans l’affaire de Panama, il perd son siège de député en 1893, rupture qui le renvoie au journalisme et prépare son retour par des combats de presse.
13/01/1898
J’accuse…! et l’engagement dreyfusard
Directeur politique de L’Aurore, il persuade Zola et publie J’accuse…! le 13 janvier 1898, prenant la tête du camp dreyfusard et retrouvant une autorité publique nationale.
25/10/1906
Première présidence du Conseil
Appelé à la présidence du Conseil en octobre 1906, il passe de la tribune au pouvoir exécutif et concentre son action sur l’application de la laïcité et la restauration de l’autorité républicaine.
30/07/1908
Clemenceau réprime grèves et révoltes
Comme chef du gouvernement et ministre de l’Intérieur, Clemenceau fait intervenir armée et police contre les vignerons du Languedoc en 1907 et les grévistes de Draveil-Villeneuve-Saint-Georges en 1908, choix qui assoient son image de Tigre et lui aliènent durablement des milieux ouvriers.
16/11/1917
Sursaut de 1917, gouvernement de guerre
Rappelé à la présidence du Conseil le 16 novembre 1917, il impose la ligne Je fais la guerre, réorganise l’effort national et enraie le défaitisme, ce qui relance la capacité de résistance du pays.
19/02/1919
Attentat d’Émile Cottin
Le 19 février 1919, l’anarchiste Émile Cottin tire sur sa voiture et le blesse, épisode qui renforce momentanément son autorité en plein règlement de la paix.
17/01/1920
Échec à l’Élysée et retrait
Après l’échec de sa candidature à la présidence de la République le 17 janvier 1920, il démissionne et se retire de la vie parlementaire, ouvrant une phase de voyages et d’écrits de bilan.
Ma formation
École de médecine de Nantes (Nantes, France)1854 – 1859
J'y poursuis des études de médecine, acquérant des connaissances médicales qui influenceront ma carrière politique.
Journalisme à L'Aurore (Paris, France)1897 – 1900
J'y écris des articles engagés, notamment sur l'Affaire Dreyfus, renforçant mon influence dans le débat public.