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Hector Berlioz

Je suis l’auteur de la « Symphonie fantastique » et du « Traité d’instrumentation et d’orchestration modernes », références qui ont redéfini l’orchestre romantique

1803 – 1869 · né Louis-HectorCompositeur · Chef d’orchestre · Critique musical
Hector Berlioz

Mon parcours

Je nais à La Côte-Saint-André en 1803, fils d’un médecin lettré qui m’initie aux humanités et à la musique. Envoyé à Paris pour étudier la médecine, je déserte l’amphithéâtre des dissections et entre au Conservatoire. Lesueur et Reicha m’ouvrent la voie de la composition. Lecteur fervent de Virgile et de Shakespeare, admirateur de Gluck et de Beethoven, je forge une imaginaire dramatique que la vision d’Harriet Smithson enflamme.

En 1830, après des tentatives opiniâtres, je remporte le Prix de Rome et fais entendre la « Symphonie fantastique », récit orchestral à l'idée fixe qui bouscule les formes. Je deviens critique au Journal des Débats, pédagogue avec mon « Traité d’instrumentation et d’orchestration modernes », et chef invité, portant Beethoven et mes œuvres à travers l’Europe. « Harold en Italie », « Roméo et Juliette », « Benvenuto Cellini » et « La Damnation de Faust » affirment ma palette de timbres et mon sens du théâtre.

Je poursuis avec « L’Enfance du Christ » et conçois « Les Troyens », vaste fresque lyrique longtemps mal reçue à Paris mais mieux comprise à l’étranger. Miné par les deuils et la maladie, je m’éteins à Paris en 1869, et repose au cimetière de Montmartre. Mon idéal d’une musique dramatique, architecturée et coloriste irrigue l’orchestre moderne et inspire Liszt, Wagner, Mahler et bien d’autres.

Mes réalisations

05/12/1830

Symphonie fantastique, idée fixe

Je crée la Symphonie fantastique, impose l'idée fixe au Conservatoire de Paris.

1858

Les Troyens, opéra en deux parties

Achèvement des Troyens, fresque d'après Virgile, première partielle au Théâtre Lyrique.

1844

Grand traité d'instrumentation et d'orchestration modernes

Je publie le Traité d'instrumentation, référence pour Wagner et Rimsky-Korsakov.

05/12/1837

Grande messe des morts (Requiem)

Grande messe des morts aux Invalides, cuivres répartis et effectifs monumentaux.

24/11/1839

Roméo et Juliette, symphonie dramatique

Je crée la symphonie dramatique Roméo et Juliette, chœurs et orchestre narrateurs.

06/12/1846

La Damnation de Faust

Création en concert de La Damnation de Faust, légende dramatique en quatre parties.

23/11/1834

Harold en Italie

Je compose Harold en Italie pour alto et orchestre, forme hybride inspirée de Byron.

1834

Feuilletons au Journal des Débats

Feuilletons au Journal des Débats, défense de Beethoven, Gluck et Weber, influence durable.

Direction et tournées européennes

Je dirige mes œuvres à Londres, Weimar, Leipzig, Moscou et Saint-Pétersbourg.

30/04/1855

Te Deum

Première du Te Deum à Saint-Eustache, forces chorales et orgue à grande échelle.

1852

Les Soirées de l'orchestre

Je publie Les Soirées de l'orchestre, récits et satires de la vie musicale.

1870

Mémoires

Publication posthume des Mémoires, regard littéraire sur la carrière et l'époque.

Étapes clés

1826

Rupture avec la médecine, entrée au Conservatoire

Il abandonne les études de médecine et entre au Conservatoire de Paris, choix qui réoriente définitivement sa vie vers la composition et la direction d’orchestre.

septembre 1827

Révélation de Shakespeare et passion pour Harriet Smithson

La découverte des tragédies de Shakespeare jouées par Harriet Smithson à l’Odéon nourrit un imaginaire dramatique nouveau et déclenche une obsession amoureuse qui irrigue ses œuvres à programme.

1830

Prix de Rome et départ pour l’Italie

En remportant le Prix de Rome, il obtient reconnaissance officielle et séjour à la Villa Médicis, ce qui élargit son horizon musical et littéraire.

05/12/1830

Symphonie fantastique, percée publique à Paris

La première de la Symphonie fantastique au Conservatoire provoque scandale et ferveur, l’impose comme chef de file d’un romantisme orchestral autobiographique.

1834

Tribune au Journal des Débats

Son entrée comme critique au Journal des Débats lui assure un revenu et une influence durable sur la vie musicale parisienne, au prix d’hostilités durables.

10/09/1838

Fiasco de Benvenuto Cellini à l’Opéra

L’échec retentissant de Benvenuto Cellini à l’Opéra de Paris ferme pour longtemps la scène lyrique officielle et le pousse à chercher des relais hors de France.

1842

Tournée allemande, carrière européenne de chef

Sa première grande tournée en Allemagne ouvre une trajectoire internationale de chef d’orchestre, avec des soutiens décisifs et un public plus réceptif qu’à Paris.

1854

Deuil de Harriet Smithson et remariage

Après la mort de Harriet Smithson, il se remarie avec la cantatrice Marie Recio, ce qui reconfigure sa vie intime à un moment de lassitude et de dispersion créatrice.

04/11/1863

Les Troyens tronqués au Théâtre Lyrique

Le refus de l’Opéra et la création partielle des Troyens au Théâtre Lyrique brisent son ambition d’un grand opéra national et laissent son œuvre maîtresse mutilée sur scène.

1867

Mort de son fils Louis

La mort de son fils unique, officier de marine, l’accable et précipite son retrait des grandes entreprises artistiques.

Ma formation

Conservatoire de Paris (Paris)1821 – 1824

J'y poursuis des études de composition et d'orchestration sous la direction de Jean-François Lesueur et Anton Reicha.

Médecine (La Côte-Saint-André)1821 – 1824

J'étudie la médecine, mais je me détourne rapidement de cette voie pour me consacrer à la musique.

Ce CV historique est une reconstitution narrative basée sur des sources publiques.
Certains contenus ont été générés avec l'aide de l'intelligence artificielle et peuvent contenir des imprécisions.
Dernière mise à jour : 6 octobre 2026

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