Pour un rendu optimal à l'impression, téléchargez la version PDF depuis https://le-cv.de/honore-de-balzac.
Honoré de Balzac
J’ai construit « La Comédie humaine », un cycle interconnecté de romans et nouvelles qui cartographie la société française de mon temps

Mon parcours
Je suis né à Tours en 1799 dans une famille issue de la petite bourgeoisie, mon père ayant francisé le nom Balssa en Balzac. Élevé à Vendôme puis à Paris, j’ai étudié le droit et travaillé chez un notaire avant de choisir la littérature. Mes débuts furent laborieux, sous pseudonymes, et mes entreprises d’imprimerie et d’édition me laissèrent de lourdes dettes qui ont longtemps pesé sur mon existence.
Je m’impose en 1829 avec « Les Chouans », puis « La Peau de chagrin » me révèle au grand public. J’édifie alors « La Comédie humaine », vaste cycle réaliste où les personnages se croisent d’un livre à l’autre, de « Le Père Goriot » à « Eugénie Grandet », d’« Illusions perdues » à « Splendeurs et misères des courtisanes ». Travailleur nocturne, je compose à un rythme soutenu, en observateur acharné de la société.
Lié depuis 1832 à Ève Hanska, que j’épouse en 1850, je meurs peu après à Paris et repose au Père-Lachaise. Mon œuvre, inachevée mais monumentale, a façonné le roman moderne par son souffle, sa précision sociale et la circulation des personnages. Elle demeure une référence pour comprendre la France du XIXe siècle et la puissance du récit.
Mes réalisations
Conception et architecture de La Comédie humaine
Je conçois un cycle romanesque unifié, structuré en Études et Scènes, préfacé chez Furne.
Publication du Père Goriot
Je publie un roman nodal, laboratoire de Rastignac et du réalisme social parisien.
Publication d’Illusions perdues
Je dévoile l’ascension et la chute de Lucien, satire de la presse et du capital.
Réalisme documentaire et critique de la société
Observation minutieuse des classes, professions et milieux, fresque de la Restauration et Juillet.
Publication d’Eugénie Grandet
Je dresse un drame provincial, fortune et avarice scrutées avec une précision notariale.
Personnages récurrents et monde romanesque unifié
Retour des personnages entre romans, création d’un univers cohérent peuplé de types vivants.
Publication de La Peau de chagrin
Je lance un roman fantastique à thèse, allégorie du désir et de la dépense vitale.
Splendeurs et misères des courtisanes
Je poursuis l’épopée de Vautrin et Esther, économie du vice et corruption judiciaire.
Maison de Balzac, musée à Passy
Maison transformée en musée, conservation des manuscrits et diffusion continue de l’œuvre.
Revue parisienne, création et direction
Je fonde et dirige une revue brève mais ambitieuse, laboratoire critique et éditorial.
Feuilleton dans la grande presse
Je négocie des feuilletons avec La Presse et Le Siècle, multipliant lecteurs et revenus.
Monument à Balzac par Rodin
Figure monumentale par Rodin, icône moderne fixant une image durable de l’écrivain.
Étapes clés
1819
Rupture avec le notariat
Il renonce à une carrière juridique et obtient de sa famille un essai limité pour écrire, basculant vers un parcours d'auteur sans garantie matérielle.
1822
Rencontre et liaison avec Mme de Berny
La relation avec Laure de Berny lui offre soutien financier, conseils littéraires et stabilité affective, ce qui structure ses débuts d'écrivain.
1828
Faillite de l’imprimerie et dettes durables
L'échec de son imprimerie et de sa fonderie de caractères le laisse lourdement endetté, l'obligeant à une cadence d'écriture extrême et à vivre sous la pression des créanciers.
1831
Sortie de l’anonymat et succès public
De ses premiers succès, des Chouans et de la Physiologie du mariage à La Peau de chagrin, il passe d’auteur obscur à figure en vue des lettres et gagne un accès durable aux grands éditeurs.
1832
Début de la correspondance avec Mme Hanska
La lettre de l’Étrangère, Ewelina Hanska, ouvre une relation qui aimante ses voyages, nourrit ses espoirs mondains et pèse sur ses choix pendant près de deux décennies.
1836
Entrée dans l’économie du feuilleton
En s’engageant dans la presse et le roman-feuilleton, il obtient des revenus plus rapides mais se soumet à des délais stricts qui conditionnent sa méthode de travail et ses réécritures.
1839
Refus répétés à l’Académie française
Ses candidatures à partir de 1839, toutes rejetées, scellent une reconnaissance publique sans consécration institutionnelle et nourrissent son désir d’asseoir sa légitimité par l’œuvre seule.
1840
Retraite laborieuse à Passy
Installé à Passy pour travailler à l’écart des poursuites de créanciers, il fixe un régime de vie nocturne et une organisation du travail centrée sur la production intensive.
1841
Veuvage de Mme Hanska
La mort du comte Hanski bouleverse l’horizon de la relation, rendant possible un mariage que Balzac poursuivra activement.
1847
Séjours prolongés en Ukraine et santé déclinante
Ses longs séjours à Wierzchownia pour conclure l’union avec Ewelina l’éloignent des réseaux parisiens, compliquent ses affaires et coïncident avec l’aggravation de ses problèmes cardiaques.
14/03/1850
Mariage avec Ewelina Hanska à Berdytchiv
Après dix-huit ans d’échanges et de voyages, le mariage scelle une quête affective et sociale de longue haleine, juste avant l’ultime déclin de sa santé.
18/08/1850
Mort à Paris
Il meurt à 51 ans des suites d’une affection cardiaque et du surmenage, interrompant un édifice romanesque encore en cours de refonte et d’achèvement.
Ma formation
Études de droit (Paris)1814 – 1819
J'y acquiers des connaissances juridiques qui influencent mes écrits.
Formation autodidacte en littérature
Je me consacre à la lecture et à l'écriture, développant mon style et ma vision littéraire.