le-cv.dele-cv.de

Jean de La Fontaine

J'ai renouvelé la fable en langue française avec les « Fables choisies », dont les morales et personnages sont entrés dans la mémoire collective

1621 – 1695Poète · Fabuliste · Conteur
Jean de La Fontaine

Mon parcours

Né à Château-Thierry, fils d'un maître des eaux et forêts, j'ai partagé mes études entre théologie et droit avant de gagner Paris. Marié en 1647 puis pourvu d'une charge forestière, j'ai vite fréquenté les salons qui affinèrent mon regard sur les mœurs. Mes premiers essais, des poèmes et « Adonis », culminèrent avec « Le Songe de Vaux » sous l'aile de Nicolas Fouquet.

La chute de Fouquet en 1661 me força à d'autres appuis. Je publiai les « Contes et nouvelles en vers », puis les « Fables choisies, mises en vers » à partir de 1668, où j'animai bêtes et hommes pour mieux dire la comédie du monde. Accueilli chez Madame de La Sablière, je perfectionnai un récit vif, un rythme souple et une morale en clair-obscur. En 1684, après résistances, j'entrai à l'Académie française.

Mes derniers livres parurent en 1694, peu avant ma mort en 1695. J'ai vu mes fables adoptées par les écoles, apprises par cœur et citées comme proverbes. Par « Le Corbeau et le Renard », « La Cigale et la Fourmi » ou « Le Loup et l'Agneau », j'ai donné à la langue française un théâtre miniature où satire, tendresse et lucidité demeurent.

Mes réalisations

1668

Fables, cycle complet (12 livres)

Je publie les Fables en 12 livres, parus de 1668 à 1694.

1668

Fables proverbiales

Je forge des apologues proverbiaux, dont Le Corbeau et le Renard, La Cigale et la Fourmi.

1668

Réécritures d'Ésope, Phèdre et Pilpay

Réécritures d'Ésope, Phèdre et Pilpay, renouvelant l'apologue classique.

1665

Contes et nouvelles en vers

Je publie les Contes, cycles libertins réédités et étendus de 1665 à 1695.

1669

Les Amours de Psyché et de Cupidon

Les Amours de Psyché et de Cupidon, roman en prose et vers.

Héritage scolaire et culturel des Fables

Héritage durable, canon scolaire, éditions Oudry et Doré, musée à Château-Thierry.

1682

Poème du Quinquina

Poème du Quinquina, éloge didactique du remède péruvien et de ses vertus.

1658

Adonis

Adonis, poème mythologique de jeunesse à la veine galante.

La Coupe enchantée

La Coupe enchantée, comédie en vers pour la scène parisienne.

Étapes clés

05/09/1661

Chute de Fouquet et Élégie aux nymphes de Vaux

L’arrestation de son protecteur Nicolas Fouquet et l’Élégie aux nymphes de Vaux par laquelle il prend sa défense face à Colbert et Louis XIV ferment la porte de la cour, l’obligent à recomposer ses appuis et orientent sa posture d’écrivain à distance du pouvoir.

1664

Contes en vers et scandales moraux

La parution des Contes et nouvelles en vers, libertins et réédités malgré saisies et censures, lui apporte une notoriété mêlée de réprobation qui complique ses relations institutionnelles et pèse durablement sur sa carrière.

1668

Virage des Fables et succès public

Le succès des premiers livres des Fables, dédiés au Dauphin, le fait passer de poète suspect à auteur célébré et lui rouvre des relais à Paris au-delà de la disgrâce de Fouquet.

1673

Installation chez Madame de La Sablière

Accueilli durablement dans le salon de Madame de La Sablière, il trouve un refuge matériel et un milieu d’échanges avec Boileau, Molière et Racine, qui stabilise sa vie d’écrivain et mûrit sa poétique classique.

1684

Entrée institutionnelle contrariée puis reconnue

Après des années de méfiance liées à la défense de Fouquet et aux Contes, son élection à l’Académie française entérine sa place dans les lettres tout en l’obligeant à composer avec les attentes de l’institution.

1687

Positionnement dans la Querelle des Anciens et des Modernes

En se rangeant du côté des Anciens, il affirme publiquement un idéal d’imitation des sources antiques qui éclaire la lecture de ses Fables et sa place dans le camp classique.

1692

Crise de 1692 et renonciation aux Contes

Frappé par une grave maladie, il se rapproche de la dévotion et déclare renoncer à ses Contes licencieux, infléchissant son image publique et son rapport à l’œuvre à la fin de sa vie.

Ma formation

Apprentissage auprès de Nicolas Fouquet (Vaux-le-Vicomte)1657 – 1661

J'y développe mes talents littéraires et je m'initie aux cercles de pouvoir et de culture.

Éducation classique au collège de Château-Thierry (Château-Thierry)

J'y acquiers une formation en lettres et en rhétorique qui influence mes écrits futurs.

Ce CV historique est une reconstitution narrative basée sur des sources publiques.
Certains contenus ont été générés avec l'aide de l'intelligence artificielle et peuvent contenir des imprécisions.
Dernière mise à jour : 23 septembre 2026

Version imprimable
Voir sur Wikipedia