Pour un rendu optimal à l'impression, téléchargez la version PDF depuis https://le-cv.de/la-fontaine.
Jean de La Fontaine
J'ai renouvelé la fable en langue française avec les « Fables choisies », dont les morales et personnages sont entrés dans la mémoire collective

Mon parcours
Né à Château-Thierry, fils d'un maître des eaux et forêts, j'ai partagé mes études entre théologie et droit avant de gagner Paris. Marié en 1647 puis pourvu d'une charge forestière, j'ai vite fréquenté les salons qui affinèrent mon regard sur les mœurs. Mes premiers essais, des poèmes et « Adonis », culminèrent avec « Le Songe de Vaux » sous l'aile de Nicolas Fouquet.
La chute de Fouquet en 1661 me força à d'autres appuis. Je publiai les « Contes et nouvelles en vers », puis les « Fables choisies, mises en vers » à partir de 1668, où j'animai bêtes et hommes pour mieux dire la comédie du monde. Accueilli chez Madame de La Sablière, je perfectionnai un récit vif, un rythme souple et une morale en clair-obscur. En 1684, après résistances, j'entrai à l'Académie française.
Mes derniers livres parurent en 1694, peu avant ma mort en 1695. J'ai vu mes fables adoptées par les écoles, apprises par cœur et citées comme proverbes. Par « Le Corbeau et le Renard », « La Cigale et la Fourmi » ou « Le Loup et l'Agneau », j'ai donné à la langue française un théâtre miniature où satire, tendresse et lucidité demeurent.
Mes réalisations
Fables, cycle complet (12 livres)
Je publie les Fables en 12 livres, parus de 1668 à 1694.
Fables proverbiales
Je forge des apologues proverbiaux, dont Le Corbeau et le Renard, La Cigale et la Fourmi.
Réécritures d'Ésope, Phèdre et Pilpay
Réécritures d'Ésope, Phèdre et Pilpay, renouvelant l'apologue classique.
Contes et nouvelles en vers
Je publie les Contes, cycles libertins réédités et étendus de 1665 à 1695.
Les Amours de Psyché et de Cupidon
Les Amours de Psyché et de Cupidon, roman en prose et vers.
Héritage scolaire et culturel des Fables
Héritage durable, canon scolaire, éditions Oudry et Doré, musée à Château-Thierry.
Poème du Quinquina
Poème du Quinquina, éloge didactique du remède péruvien et de ses vertus.
Adonis
Adonis, poème mythologique de jeunesse à la veine galante.
La Coupe enchantée
La Coupe enchantée, comédie en vers pour la scène parisienne.
Étapes clés
05/09/1661
Chute de Fouquet et Élégie aux nymphes de Vaux
L’arrestation de son protecteur Nicolas Fouquet et l’Élégie aux nymphes de Vaux par laquelle il prend sa défense face à Colbert et Louis XIV ferment la porte de la cour, l’obligent à recomposer ses appuis et orientent sa posture d’écrivain à distance du pouvoir.
1664
Contes en vers et scandales moraux
La parution des Contes et nouvelles en vers, libertins et réédités malgré saisies et censures, lui apporte une notoriété mêlée de réprobation qui complique ses relations institutionnelles et pèse durablement sur sa carrière.
1668
Virage des Fables et succès public
Le succès des premiers livres des Fables, dédiés au Dauphin, le fait passer de poète suspect à auteur célébré et lui rouvre des relais à Paris au-delà de la disgrâce de Fouquet.
1673
Installation chez Madame de La Sablière
Accueilli durablement dans le salon de Madame de La Sablière, il trouve un refuge matériel et un milieu d’échanges avec Boileau, Molière et Racine, qui stabilise sa vie d’écrivain et mûrit sa poétique classique.
1684
Entrée institutionnelle contrariée puis reconnue
Après des années de méfiance liées à la défense de Fouquet et aux Contes, son élection à l’Académie française entérine sa place dans les lettres tout en l’obligeant à composer avec les attentes de l’institution.
1687
Positionnement dans la Querelle des Anciens et des Modernes
En se rangeant du côté des Anciens, il affirme publiquement un idéal d’imitation des sources antiques qui éclaire la lecture de ses Fables et sa place dans le camp classique.
1692
Crise de 1692 et renonciation aux Contes
Frappé par une grave maladie, il se rapproche de la dévotion et déclare renoncer à ses Contes licencieux, infléchissant son image publique et son rapport à l’œuvre à la fin de sa vie.
Ma formation
Apprentissage auprès de Nicolas Fouquet (Vaux-le-Vicomte)1657 – 1661
J'y développe mes talents littéraires et je m'initie aux cercles de pouvoir et de culture.
Éducation classique au collège de Château-Thierry (Château-Thierry)
J'y acquiers une formation en lettres et en rhétorique qui influence mes écrits futurs.