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Léon Gambetta
dit le Grand Tribun
J’ai organisé la défense nationale en 1870, porté la victoire républicaine après la crise du Seize-Mai et brièvement dirigé le gouvernement, imposant la primauté du Parlement

Mon parcours
Né à Cahors d’un père italien installé en France, j’ai choisi le barreau à Paris, où mon goût de la controverse et du verbe s’est affirmé sous le Second Empire. Mes plaidoiries politiques, notamment lors des procès républicains, m’ont valu une notoriété de tribun et m’ont conduit à l’Assemblée. Le 4 septembre 1870, je participe à la proclamation de la République. Bientôt ministre, je quitte Paris en ballon pour organiser la défense depuis Tours puis Bordeaux, mobilisant administrations et armées face à l’invasion.
Après la guerre, je m’emploie à fonder un régime parlementaire durable. Par la parole, par les journaux et par le travail d’organisation des républicains modérés, je mène l’offensive civique contre la réaction, lançant mon mot d’ordre « Le cléricalisme, voilà l’ennemi ». La crise du Seize-Mai consacre la légitimité du suffrage et de la Chambre. Président de la Chambre puis à la tête du « grand ministère » en 1881, je tente de rassembler les républicains autour de réformes laïques et d’une politique d’instruction, avant de quitter le pouvoir et de m’éteindre prématurément en 1882.
Mon héritage tient à l’enracinement d’une République parlementaire, au prestige d’une éloquence civique et à une culture de gouvernement pragmatique, au service des libertés publiques.
Mes réalisations
Programme de Belleville
Je définis un programme républicain, laïque et social pour les législatives.
Lois Ferry sur l'instruction primaire
Pilotage parlementaire vers l'école primaire laïque, gratuite et obligatoire.
Loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse
Pilotage des débats vers l'adoption de la grande loi libérale sur la presse.
Présidence de la Chambre des députés
Je préside l'Assemblée et structure la majorité opportuniste des réformes.
Loi d'amnistie des communards
Je fais voter l'amnistie réintégrant les condamnés de la Commune de Paris.
Discours de Grenoble
Je lance l'anticléricalisme moderne, Le cléricalisme, voilà l'ennemi !
La République française (quotidien)
Je fonde et dirige un quotidien, organe des républicains modérés et opportunistes.
Union républicaine (groupe parlementaire)
Je fédère les radicaux à la Chambre, groupe pivot de l'opposition républicaine.
Place Gambetta (Paris)
Mon nom donné à une grande place parisienne, marqueur durable de mémoire civique.
Étapes clés
novembre 1868
Plaidoyer du procès Baudin
Sa plaidoirie défendant la souscription Baudin attaque frontalement l'Empire, fait de lui la voix des républicains et lui ouvre l'accès à la députation.
1869
Entrée au Corps législatif comme chef d'opposition
Élu député sous l'Empire libéral, il passe de l'agitateur de prétoire à un chef d'opposition doté d'une audience nationale.
1869
Entrée au Corps législatif (député d'opposition)
Élu député sous l'Empire libéral, il obtient une tribune nationale qui transforme l'agitateur d'audience en chef politique.
1871
Virage vers l'organisation par la presse
Après la défaite et la Commune, il décide de structurer le camp républicain en s'appuyant sur un quotidien qu'il dirige, transformant son influence en machine politique.
06/02/1871
Démission à Bordeaux après la majorité pour la paix
Mis en minorité par l'Assemblée nationale élue et favorable à la paix, il quitte la direction de la guerre, ce qui met fin à son rôle de chef en temps de siège et le renvoie à la lutte parlementaire.
16/05/1877
Chef de la victoire républicaine face au Seize Mai
Lors de la crise ouverte par Mac-Mahon, il mène la campagne jusqu'aux scrutins d'octobre avec le mot d'ordre se soumettre ou se démettre, imposant le parlementarisme républicain.
1882
Mort soudaine à 44 ans
Sa disparition à Sèvres, à 44 ans, interrompt tout retour au pouvoir et fige son statut de symbole républicain.
novembre 1882
Blessure par balle et affaiblissement final
Victime d'un tir accidentel en novembre 1882, il voit sa santé décliner rapidement, ce qui suspend toute perspective de retour au pouvoir.
Proclamation de la République à l'Hôtel de Ville
Figure de proue du 4 Septembre, il annonce la chute de l'Empire et la naissance de la Troisième République à Paris, moment fondateur de son rôle national.
Évasion en ballon et direction de la guerre depuis Tours
Son départ audacieux en ballon depuis Paris assiégé pour rejoindre la délégation à Tours, puis Bordeaux, lui permet d'organiser la défense nationale et de lever de nouvelles armées.
Chef de la victoire républicaine pendant la crise du Seize Mai
Il conduit la riposte parlementaire et électorale contre le président Mac-Mahon, affirmation décisive de la primauté de la Chambre et de la responsabilité ministérielle.
Le Grand ministère et l'échec du scrutin de liste
À la tête du gouvernement et des Affaires étrangères, il tente d'imposer le scrutin de liste, la chute rapide du cabinet marque l'apogée et la limite de son autorité.
Avocat républicain révélé par le procès de la souscription Baudin
Sa plaidoirie dans l'affaire de la souscription à la mémoire du député Baudin le propulse sur la scène nationale et lance sa carrière politique.
Ma formation
Études de droit (Paris)1848 – 1851
J'y acquiers les bases du droit qui nourrissent mon engagement politique.
Avocat au barreau de Paris (Paris)1851
J'y développe mes compétences juridiques et ma passion pour la défense des droits.