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Louis Blériot
Je suis le premier à avoir traversé la Manche en aéroplane et j’ai transformé l’essai en industrie, des écoles de pilotage aux séries Blériot-SPAD

Mon parcours
Né à Cambrai en 1872, je me forme à l’École centrale de Paris, puis je débute comme ingénieur et entrepreneur dans l’automobile. Mes premiers succès commerciaux, notamment avec des phares à acétylène, financent mon obsession nouvelle, voler. Dès le début des années 1900, j’expérimente des planeurs et des aéroplanes, j’apprends à piloter ce que je construis et je m’entoure de mécaniciens et de dessinateurs pour transformer mes idées en machines fiables.
Après bien des échecs, je conçois le « Blériot XI », un monoplane léger et robuste. Le 25 juillet 1909, je réussis la première traversée de la Manche en aéroplane, de Calais à Douvres, et je remporte le prix du Daily Mail. Cet exploit change l’imaginaire collectif, prouve l’utilité stratégique de l’aviation et me permet de fonder un véritable constructeur. Mes écoles de pilotage se multiplient, et mon entreprise lance des séries d’appareils, puis participe à l’effort industriel de la Grande Guerre sous la bannière Blériot-SPAD.
J’ai ensuite promu une aviation pratique et sûre, défendant le monoplane et la formation des pilotes. Disparu en 1936, je laisse une industrie durable et un geste fondateur, la Manche franchie.
Mes réalisations
Conception et premier vol du monoplan Blériot XI
Je conçois et fais voler le Blériot XI, référence mondiale du monoplan.
Introduction du manche à balai et du palonnier (Blériot VIII)
J'installe des commandes de vol normalisées, joystick et palonnier, standards durables.
Réseau d'écoles de pilotage Blériot et licences de production
J'ouvre des écoles à Étampes, Pau et Hendon, et diffuse des licences internationales.
Industrialisation et export du Blériot XI
Je lance la pré-série et structure des ventes mondiales, du service aux pièces.
Impulsion politico-médiatique après la Manche 1909
Je catalyse investissements et priorités aéronautiques en France et au Royaume-Uni.
Adoption militaire précoce du Blériot XI
Je fournis des monoplans aux armées française, italienne et britannique, 1911 à 1914.
Industrie des phares d'automobile Blériot
Je développe des phares à acétylène, finançant mes programmes et ateliers aéronautiques.
Tournées de démonstrations et meetings aériens internationaux
Je popularise l'aviation par exhibitions en Europe et Amérique, stimulant la demande.
Étapes clés
1902
Création des Phares Blériot, l’argent de l’aviation
Il fonde à Paris une entreprise de phares d’automobile à acétylène, dont les profits lui permettent de financer, sur fonds propres, ses premières recherches aéronautiques.
1907
Rupture avec Voisin et pari du monoplan
Il met fin au partenariat Blériot-Voisin à Issy-les-Moulineaux et oriente seul ses essais vers le monoplan, contre l’orthodoxie du biplan, préparant la lignée des Blériot V à XI.
25/07/1909
Traversée de la Manche
Au départ de Les Baraques près de Calais, il atteint les abords de Dover Castle sur un Blériot XI, remporte le Daily Mail Prize et déclenche une vague de commandes internationales qui installe durablement son nom.
1910
De l’exploit à l’industrie, écoles et licences
Capitalisant sur la Manche, il structure une production en série et ouvre des écoles de pilotage à Étampes et Pau, tout en accordant des licences à l’étranger, transformant son atelier en maison d’aviation internationale.
1914
Reprise de Deperdussin et création de la SPAD
À la suite de la chute du groupe Deperdussin, il rachète l’outil industriel, conserve l’ingénieur Louis Béchereau et rebaptise l’ensemble SPAD, lançant la lignée des chasseurs S.VII et S.XIII et basculant vers la production pour la guerre.
1919
Après-guerre, Blériot-SPAD et pari civil
À la fin du conflit, il regroupe ses actifs sous Blériot-SPAD et mise sur le transport civil, cherchant à convertir la capacité de guerre en marché de paix.
1926
Crise des gros porteurs Blériot 155
Deux accidents mortels d’Air Union sur des Blériot 155 en 1926 entament la crédibilité de ses grands appareils, poussent à réduire l’ambition sur les lignes commerciales et affaiblissent son groupe.
Ma formation
École supérieure de mécanique (Paris)1890 – 1893
J'y acquiers des compétences en mécanique et en ingénierie qui nourrissent mes innovations aéronautiques.
Apprentissage en aéronautique (Issy-les-Moulineaux)1907 – 1909
J'y développe mes compétences en conception d'aéronefs, ce qui me permet de réaliser le Blériot XI.