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Louis de Funès
Star du comique français des années 1960 et 1970, j’ai porté au sommet « La Grande Vadrouille », « Les Aventures de Rabbi Jacob » et la saga des « Gendarmes »

Mon parcours
Je suis né le 31 juillet 1914 à Courbevoie, dans une famille espagnole installée en France, et j’ai grandi avec le piano pour premier langage. Pianiste de jazz dans les cabarets avant et pendant la guerre, j’affûte mon sens du rythme et de l’écoute. Après le conflit, je me forme au Cours Simon, j’enchaîne les silhouettes au théâtre et à l’écran, et je peaufine un comique de précision fondé sur l’observation, l’économie de mots et l’expressivité du visage.
Les années 1960 font éclater ma notoriété, d’abord sur scène avec « Oscar », puis au cinéma avec « Pouic-Pouic » et la série des « Gendarmes » à Saint-Tropez. Mes rencontres avec Gérard Oury et Jean Girault donnent une suite de triomphes populaires, de « Le Corniaud » et « La Grande Vadrouille » à « La Folie des grandeurs » et « Les Aventures de Rabbi Jacob ». J’y campe des chefs colériques, roués et anxieux, mus par un tempo presque musical.
Après un infarctus en 1975, je reviens avec « L’Aile ou la Cuisse », « La Zizanie » puis « La Soupe aux choux ». Mes films rassemblent des dizaines de millions de spectateurs et nourrissent une mémoire commune. Je meurs le 27 janvier 1983. Mon héritage tient dans une mécanique comique exigeante, populaire et profondément humaine, qui continue d’inspirer les acteurs et de faire rire toutes les générations.
Mes réalisations
Duo comique avec Bourvil sous Gérard Oury
Je forme un duo culte avec Bourvil, de Le Corniaud à La Grande Vadrouille.
Les Aventures de Rabbi Jacob
J'incarne Victor Pivert, popularise la danse hassidique, comédie satirique devenue classique.
Signature comique et personnages-types
Création de personnages-types satiriques, grimaces et tempo burlesque, marque de fabrique durable.
L'Avare, coréalisation et Harpagon
Je coréalise avec Jean Girault et interprète Harpagon, adaptation cinématographique de Molière.
L'Aile ou la cuisse
Je fustige l'agroalimentaire industriel avec Coluche, comédie populaire au rythme millimétré.
Oscar au théâtre et au cinéma
Je porte Oscar de la scène au grand écran avec Molinaro, triomphe populaire.
Trilogie Fantômas (inspecteur Juve)
J'incarne l'inspecteur Juve face à Jean Marais, trilogie familiale à succès.
La Folie des grandeurs
Je mène une comédie d'époque sous Oury, duo irrésistible avec Yves Montand.
Le Grand Restaurant
Je compose Monsieur Septime, satire de l'autoritarisme, comédie de situation élégante.
Hibernatus
Je joue un industriel dépassé, quiproquos temporels, succès familial durable.
La Soupe aux choux
Je retrouve Jean Girault, fable rurale et absurde devenue film culte.
Le Petit Baigneur
Je confirme la veine burlesque et le gag visuel, comédie nautique plébiscitée.
Étapes clés
1942
Décision de devenir comédien au Cours Simon
Après des années comme pianiste de bar, il s’engage dans une formation d’acteur au Cours Simon, choix qui fixe sa vocation et redirige sa vie vers la scène puis le cinéma.
1958
Triomphe scénique d’Oscar
Avec Oscar de Claude Magnier, il passe du second rôle à la vedette comique, imposant son tempo et déclenchant des propositions majeures au cinéma.
1963
Accession au premier rôle et alliance avec Jean Girault
Avec Pouic-Pouic, il tient enfin la tête d’affiche et noue une collaboration durable avec Jean Girault, véritable tremplin vers ses succès populaires.
09/09/1964
Percée nationale avec Le Gendarme de Saint-Tropez
En incarnant Ludovic Cruchot sous la direction de Jean Girault, il trouve son personnage-symbole et lance une franchise qui le propulse au rang d’icône populaire.
1966
Consécration au sommet du box-office
Le triomphe de La Grande Vadrouille confirme sa position de tête d’affiche incontournable, accroissant son pouvoir de négociation et l’ampleur des projets montés autour de lui.
23/09/1970
Disparition de Bourvil, fin d’un duo
La mort de Bourvil met fin à un tandem immensément populaire, l’obligeant à repenser ses partenaires et à porter seul la dynamique comique de ses films.
1975
Accidents cardiaques et grand retour
Victime de graves problèmes cardiaques qui stoppent net ses tournages, il revient dès 1976 au sommet du box-office avec L’Aile ou la cuisse, adaptant ensuite son rythme et ses choix de rôles.
1980
Prise de contrôle artistique avec L’Avare
En adaptant et coréalisant Molière, il cherche à pérenniser son héritage comique par une maîtrise créative renforcée au-delà de la seule interprétation.
Ma formation
Cours Simon (Paris, France)1933 – 1935
J'y développe mes compétences théâtrales et j'y découvre ma passion pour la comédie.
Théâtre de la Comédie-Française (Paris, France)1936 – 1939
J'y fais mes débuts sur scène, ce qui me permet de me familiariser avec le monde du spectacle.