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Louis Lumière
J'ai co-inventé le « Cinématographe » et organisé la première projection publique payante du 28 décembre 1895, acte fondateur de l'art et de l'industrie du cinéma

Mon parcours
Je suis né à Besançon le 5 octobre 1864 et j'ai grandi à Lyon, où mon père, Antoine, dirigeait un atelier photographique. Très tôt fasciné par la chimie et l'optique, j'ai appris le métier dans l'atelier familial, perfectionnant des plaques sèches et des émulsions qui ont donné essor à notre maison. Cette pratique m'a formé au mariage de l'expérience et de l'industrie, avec le goût des mécanismes précis et des images fidèles. À Monplaisir, avec mon frère Auguste, j'ai enfin cherché un dispositif léger et régulier pour fixer puis projeter le mouvement.
En 1895, nous aboutissons avec le « Cinématographe » et, le 28 décembre, nous tenons à Paris la première séance publique payante de vues animées. Je réalise des sujets brefs comme « La Sortie de l'usine Lumière » ou « L'Arrivée d'un train en gare de La Ciotat », j'envoie des opérateurs parcourir le monde et j'organise une production méthodique qui fait entrer le mouvement dans la vie quotidienne. Fidèle à la recherche, je développe ensuite la photographie couleur avec l'« Autochrome Lumière » en 1907, ainsi que la stéréoscopie et la projection en relief. Plus ingénieur que théoricien, j'ai ancré le cinéma naissant dans une technique et une économie solides et j'ai élargi durablement la palette de l'image.
Mes réalisations
Brevet du Cinématographe (caméra-tireuse-projecteur 35 mm)
Je brevette le Cinématographe 35 mm, caméra-tireuse-projecteur portable.
Vues emblématiques du catalogue Lumière
Je réalise et diffuse des vues pionnières, de La Sortie à L'Arroseur arrosé.
Autochrome Lumière, première photographie couleur commercialisée
Je lance les plaques Autochrome, première photographie couleur commercialisée.
Réseau mondial d'opérateurs Lumière
Je déploie des opérateurs et programmes, essor international des projections.
Industrialisation des plaques photographiques à Lyon Monplaisir
Je développe des plaques gélatino-bromure, production industrielle à Lyon Monplaisir.
Catalogues et location de films et appareils Lumière
J'organise catalogues, ventes et locations, structurant l'économie naissante du cinéma.
Photorama Lumière, prise de vue et projection 360°
Je mets au point Photorama, prises et projections panoramiques à 360 degrés.
Patrimoine pérenne, Hangar du Premier-Film et Institut Lumière
Patrimoine conservé, Hangar du Premier-Film et Institut Lumière ouverts au public.
Aménagement du Hangar du Premier-Film à Lyon
J'aménage le Hangar du Premier-Film, espace de tournage et de démonstration.
Procédés de cinéma en relief (anaglyphes)
Je présente des projections anaglyphiques en relief, recherches en stéréoscopie.
Mes étapes clés
1881
Percée des plaques sèches
Le perfectionnement des plaques au gélatino-bromure et l’essor de l’atelier familial installent Louis comme ingénieur de procédés et fournissent les moyens qui rendront possible ses recherches ultérieures.
1894
Déclic après le Kinétoscope
La découverte du dispositif d’Edison convainc Louis de chercher une machine réversible de prise de vues et de projection, changeant son horizon de recherche.
22/03/1895
Première projection privée à Paris
La démonstration du Cinématographe à la Société d’encouragement pour l’industrie nationale valide la projection sur écran et ouvre la voie à une exploitation publique.
28/12/1895
Soirée du Salon Indien, Paris
La première séance publique payante au Grand Café à Paris révèle le Cinématographe au grand public et scelle la naissance d’un spectacle nouveau, donnant à Louis une notoriété immédiate.
1896
Envoi des opérateurs Lumière
Le choix d’envoyer des opérateurs filmer et projeter à l’étranger transforme l’essai, structure un réseau d’actualités et étend la marque Lumière sur plusieurs continents.
1900
Retrait du cinéma, cap sur la photographie
Estimant le cinématographe surtout documentaire et voyant d’autres acteurs industrialiser sa diffusion, Louis arrête la production régulière de vues et se consacre aux procédés photographiques, prélude à la couleur.
août 1914
Usines réorientées pour la guerre
Avec la mobilisation, les établissements Lumière fabriquent plaques radiographiques et matériels pour l’armée, ce qui ancre durablement son savoir-faire dans les usages médicaux et techniques.
1935
Essais de cinéma en relief
Louis revient aux images animées par des essais et projections stéréoscopiques, ultime tentative d’ouvrir une nouvelle voie technique après son retrait du secteur.
Ma formation
École de Physique et de Chimie Industrielles de la Ville de Paris (Paris)1880 – 1882
Louis Lumière a suivi une formation en physique et chimie, ce qui a influencé ses innovations techniques dans le domaine de la photographie et du cinéma.
Mentorat avec son père, Antoine Lumière (Lyon)
Louis a bénéficié des conseils et de l'expertise de son père, qui était un industriel et photographe, ce qui a contribué à son développement dans le domaine de la photographie.