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Marcel Proust

Auteur de « À l’ombre des jeunes filles en fleurs », prix Goncourt 1919, et architecte de « À la recherche du temps perdu »

1871 – 1922 · Valentin Louis Georges Eugène Marcel ProustRomancier · Essayiste · Critique littéraire
Marcel Proust

Mon parcours

Je suis né à Paris le 10 juillet 1871, dans une famille bourgeoise cultivée, fils d’Adrien Proust, médecin, et de Jeanne Weil. Asthmatique, j’ai grandi entre le Lycée Condorcet et les séjours à Illiers, matrice de mon Combray. Très tôt, j’ai observé les salons et leurs rites, matière de ma future œuvre. Mes premiers textes paraissent en revue, puis « Les Plaisirs et les Jours » en 1896. Mes traductions de Ruskin, « La Bible d’Amiens » et « Sésame et les Lys », affûtent mon regard sur l’art et la mémoire.

Après des tentatives comme « Jean Santeuil » et « Contre Sainte-Beuve », la mort de ma mère en 1905 précipite un retrait fécond. Je m’attelle alors à « À la recherche du temps perdu » et fais paraître « Du côté de chez Swann » en 1913, après des refus, à compte d’auteur. La suite trouve à la NRF son élan et « À l’ombre des jeunes filles en fleurs » obtient le prix Goncourt en 1919. Retiré dans ma chambre capitonnée de liège, je réécris sans relâche « Le Côté de Guermantes » et « Sodome et Gomorrhe ».

Je m’éteins en 1922, laissant paraître après ma mort « La Prisonnière », « Albertine disparue » et « Le Temps retrouvé ». Œuvre de la mémoire involontaire, de la mondanité et de la création, ma « Recherche » a renouvelé le roman par sa phrase et sa profondeur psychologique. Je demeure une conscience littéraire du XXe siècle, lue dans le monde entier.

Mes réalisations

1913

À la recherche du temps perdu (cycle en sept volumes)

Je conçois et publie un cycle romanesque en sept volumes, sommet du roman moderne.

1913

Scène de la madeleine et théorie de la mémoire involontaire

Je formalise la mémoire involontaire avec la scène de la madeleine à Combray.

1919

À l’ombre des jeunes filles en fleurs (publication)

Je publie le deuxième volume, portrait initiatique et mondain, futur lauréat du Goncourt.

1927

Le Temps retrouvé (conclusion du cycle)

Je clos le cycle, dévoilant l'esthétique du temps et la vocation d'écrire.

1921

Sodome et Gomorrhe I-II (volumes du cycle)

J'explore les désirs, la jalousie et l'hypocrisie sociale, audace thématique du cycle.

1906

Traduction de Sésame et les lys et préface Sur la lecture

Je traduis Ruskin et signe Sur la lecture, plaidoyer fondateur pour la lecture.

1904

Traduction de La Bible d’Amiens de John Ruskin

Je traduis Ruskin, enrichissant l'esthétique des cathédrales et le regard critique.

Corpus manuscrit et lieux de mémoire proustiens

Corpus manuscrit majeur, aujourd'hui fonds BnF et chambre reconstituée au Carnavalet.

1896

Les Plaisirs et les jours (premier livre)

Premier livre, prose poétique et portraits mondains, manifeste de mes débuts littéraires.

1919

Pastiches et mélanges

Je publie des pastiches stylistiques, laboratoire ludique de critique et d'imitation.

1903

Chroniques et portraits pour Le Figaro

Je signe chroniques et portraits pour Le Figaro, aiguisant plume et observation sociale.

Étapes clés

1892

Immersion dans les salons parisiens

Il s'installe dans les cercles mondains (autour de Madeleine Lemaire, Montesquiou, Greffulhe), observant modèles et mœurs qui nourrissent sa future transposition romanesque.

1898

Engagement dreyfusard

Il signe les pétitions des intellectuels pour la révision du procès Dreyfus et prend publiquement parti, ce qui infléchit durablement ses réseaux et sa conscience civique.

26/09/1905

Mort de Jeanne Proust

La disparition de sa mère entraîne un choc et un retrait qui accélèrent son basculement vers une œuvre de longue haleine.

1906

Réclusion et chambre capitonnée

Accablé par l'asthme, il se retire au 102 boulevard Haussmann et fait capitonner sa chambre de liège, adoptant un travail nocturne qui rend possible l'élaboration patiente du cycle.

1908

Rupture de Contre Sainte-Beuve, naissance du roman

Abandonnant la voie de l'essai critique, il conçoit un récit fondé sur la mémoire et la subjectivité, pivot qui oriente la genèse d'À la recherche du temps perdu.

1913

Refus par la NRF et publication à compte d'auteur

Après le refus d'André Gide et de la NRF, il choisit de financer chez Grasset l'édition de Du côté de chez Swann, décision risquée qui ouvre cependant la voie à la reconnaissance critique.

1914

Guerre et remaniement de l'œuvre

La Première Guerre mondiale perturbe l'édition et l'amène à étendre et remanier le cycle, approfondissant la réflexion sur le temps, la perte et la société.

1916

Passage à la NRF pour les volumes suivants

Gide reconnaît son erreur et Proust confie la suite de son œuvre à la NRF, qui lui procure un appui éditorial décisif pour la publication des volumes à venir.

1919

Consécration du Prix Goncourt

Le Goncourt attribué à À l'ombre des jeunes filles en fleurs, malgré la controverse, lui assure une notoriété nationale et élargit durablement son lectorat.

1923

Édition posthume et fixation du texte

Après sa mort, Robert Proust et la NRF publient les volumes restants à partir des dactylographies et épreuves annotées, stabilisant la version devenue canonique.

Ma formation

Lycée Condorcet (Paris)1882 – 1889

J'y reçois une éducation classique, approfondissant mes connaissances en littérature et en philosophie.

Faculté de droit de Paris (Paris)1889 – 1891

J'y poursuis des études de droit, bien que ma passion pour la littérature me détourne rapidement de cette voie.

Apprentissage de la critique littéraire (Paris)

Je fréquente les salons littéraires, où j'échange avec des écrivains et des intellectuels, affinant ainsi ma vision de la littérature.

Ce CV historique est une reconstitution narrative basée sur des sources publiques.
Certains contenus ont été générés avec l'aide de l'intelligence artificielle et peuvent contenir des imprécisions.
Dernière mise à jour : 21 septembre 2026

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