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Paul Cézanne
dit le père de la peinture moderne
Je suis le peintre dont la recherche patiente sur la forme et la couleur a fait le pont entre impressionnisme et cubisme

Mon parcours
Je nais à Aix-en-Provence en 1839, fils d’un banquier, et j’apprends tôt le dessin à l’École municipale d’Aix. Partagé entre le droit et l’atelier, je choisis la peinture et pars à Paris. J’y copie les maîtres au Louvre, fréquente l’Académie Suisse et me lie d’amitié avec Camille Pissarro. Très vite, je me fixe un cap, faire du Poussin sur nature, donner à la sensation la solidité de la construction par la couleur.
Mes débuts sont heurtés par les refus du Salon, mais je montre des toiles aux expositions impressionnistes et je travaille obstinément entre l’Île-de-France et la Provence. Je peins en séries, natures mortes, vues de la « Montagne Sainte-Victoire », « Les Joueurs de cartes » et des « Baigneuses ». Par touches juxtaposées, je modèle les volumes et organise l’espace en plans colorés. En 1895, l’exposition que m’offre le marchand Ambroise Vollard révèle mon œuvre à une jeune génération.
Revenu à Aix, je poursuis huiles et aquarelles jusqu’à ma mort en 1906. Longtemps mal reçu, je deviens une référence pour Matisse et Picasso. Mon exploration de la forme et de la lumière, fondée sur la couleur constructive, relie le XIXe au XXe siècle et ouvre la voie aux avant-gardes, préparant le cubisme.
Mes réalisations
Touche constructive, fondement du modernisme
J'élabore une touche constructive, fondement du modernisme et du cubisme.
Série Montagne Sainte-Victoire
Je peins un motif unique, laboratoire de la forme et de la couleur.
Les Joueurs de cartes, série
Je structure l'espace en plans, annonçant la géométrie cubiste.
Les Grandes Baigneuses
Je conclus mes recherches formelles dans une composition monumentale.
Natures mortes aux pommes, séries
Je stabilise volumes et couleurs en architectures de table.
Lettre à Émile Bernard, cylindre sphère cône
Je formule une grammaire, cylindre sphère cône, pour traiter la nature.
Maisons à l'Estaque, série
Je simplifie volumes en prismes, jalon vers la peinture analytique.
Atelier des Lauves, Aix-en-Provence
J'aménage un observatoire de la Sainte-Victoire, outil de travail quotidien.
Portraits de Madame Cézanne, série
Je décline un modèle en variations de plans et de modulations.
Étapes clés
1861
Décision de quitter le droit pour peindre à Paris
Il abandonne les études de droit à Aix, monte à Paris, fréquente l’Académie Suisse, rencontre Pissarro et choisit la peinture malgré l’opposition paternelle.
1864
Refus du Salon et voie indépendante
Les refus répétés du Salon à partir de 1864 l’amènent à contourner l’académisme, à expérimenter hors des cadres officiels et à chercher des circuits alternatifs d’exposition.
1872
Travail au plein air avec Pissarro
Aux côtés de Pissarro à Pontoise et Auvers, il clarifie sa palette, stabilise une touche constructive et oriente durablement sa recherche.
15/04/1874
Expositions impressionnistes et isolement assumé
En exposant avec l’avant-garde chez Nadar en 1874 puis en 1877, il gagne une visibilité hors Salon mais, face à l’hostilité critique, choisit de s’isoler pour poursuivre sa voie propre.
1886
Rupture avec Émile Zola
Se sentant visé par L’Œuvre, il met fin à l’amitié avec Zola, ce qui renforce son retrait des cercles parisiens et son ancrage en Provence.
octobre 1886
Rente héritée et retrait en Provence
La mort de son père lui assure une indépendance financière, et, marié cette année-là à Hortense Fiquet, il peut travailler de manière continue à l’écart du marché parisien.
novembre 1895
Exposition personnelle chez Ambroise Vollard
La première rétrospective que Vollard lui consacre à Paris renverse sa réputation, attire artistes et collectionneurs et installe un marché pour son œuvre.
15/10/1906
Effondrement sous l’orage et pneumonie
Pris par un orage en peignant en plein air, il s’effondre, contracte une pneumonie et meurt quelques jours plus tard, ce qui fige une œuvre encore en transformation.
octobre 1907
Rétrospective du Salon d’Automne
La grande rétrospective posthume du Salon d’Automne révèle l’ampleur de son œuvre à une nouvelle génération et le consacre source majeure des avant-gardes.
Ma formation
École des Beaux-Arts (Paris, France)1852 – 1858
J'y développe mes compétences en dessin et peinture, m'immergeant dans les techniques académiques.
Mentorat avec Camille Pissarro (Pontoise, France)1874 – 1877
J'apprends à peindre en plein air et à expérimenter avec la lumière et la couleur sous la direction de Pissarro.