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Victor Schoelcher

J’ai présidé la commission qui a conduit au décret du 27 avril 1848 abolissant l’esclavage dans les colonies françaises

1804 – 1893Sous-secrétaire d’État à la Marine et aux Colonies · Député · Sénateur inamovible
Victor Schoelcher

Mon parcours

Né à Paris le 22 juillet 1804, fils d’un porcelainier installé dans la capitale, j’ai grandi dans un milieu de travail et d’ouverture. Très tôt, mes voyages d’affaires m’ont mené aux Antilles, aux États-Unis et au Mexique, où j’ai observé la violence de l’esclavage et les inégalités coloniales. De retour en France, j’ai publié rapports et essais pour dénoncer le système, proposer l’émancipation immédiate et défendre l’égalité des libres de couleur.

En 1848, membre du gouvernement provisoire comme sous-secrétaire d’État à la Marine et aux Colonies, j’ai présidé la commission qui mena au décret du 27 avril abolissant l’esclavage dans les colonies françaises. Élu député de la Martinique puis de la Guadeloupe, j’ai soutenu l’instruction, le suffrage universel masculin et l’égalité républicaine. Après le coup d’État de 1851, refusant l’Empire, je me suis exilé en Angleterre jusqu’en 1870.

Rentré sous la Troisième République, j’ai poursuivi le combat républicain, siégeant à l’Assemblée puis comme sénateur inamovible à partir de 1875. Je suis mort le 25 décembre 1893. Mon nom demeure lié à l’abolition de 1848, à une exigence d’humanité et à l’idéal d’une République sociale et laïque.

Mes réalisations

27/04/1848

Décret du 27 avril 1848 abolissant l'esclavage

Je fais adopter l'abolition immédiate de l'esclavage dans les colonies françaises.

mars 1848

Commission d’abolition de l’esclavage, création et présidence

Sous-secrétaire d'État, je crée et préside la commission et prépare les textes.

1833

De l'esclavage des Noirs et de la législation coloniale

Je publie un réquisitoire documenté, base doctrinale du mouvement abolitionniste.

1841

Missions d’enquête sur l’esclavage aux Antilles, à Cuba et aux États-Unis

Je mène des enquêtes de terrain qui nourrissent mes rapports et mes livres.

1842

Des colonies françaises, Abolition immédiate de l'esclavage

Je propose un plan d'abolition immédiate, étayé par enquêtes et comparaisons.

avril 1848

Rapport de la Commission d’abolition au Gouvernement provisoire

Je présente le rapport juridique fondant le décret d’abolition du 27 avril.

mai 1848

Instructions générales aux colonies pour l’émancipation

Je signe les instructions organisant l'affranchissement et le passage au travail libre.

1848

Député de la Martinique puis de la Guadeloupe, Assemblées 1848–1849

Élu dans les Antilles, je porte l'émancipation et l'égalité au Parlement.

1875

Sénateur inamovible de la Troisième République

Je siège au Sénat comme inamovible, défenseur des libertés et de l'égalité coloniale.

1843

Les Colonies étrangères et Haïti, résultats de leur affranchissement

Je démontre la viabilité de l'émancipation par Haïti et d'autres colonies.

1884

Don de la bibliothèque personnelle à la Martinique

Je lègue plus de 10 000 volumes, noyau de la Bibliothèque Schœlcher.

1847

Histoire de l’esclavage pendant les deux dernières années

Je synthétise l'actualité de la cause, pour relancer l'opinion avant 1848.

Étapes clés

1829

Voyages fondateurs en Amérique

En 1829 et 1830, ses séjours à Cuba et aux États-Unis l’amènent à observer l’esclavage de près, détournant l’héritier porcelainier vers un engagement abolitionniste durable.

1833

Entrée dans la Société abolitionniste

En rejoignant en 1833 la Société française pour l’abolition de l’esclavage, il passe du pamphlet isolé à un collectif structuré qui organise ses campagnes et diffuse ses idées.

1840

Enquêtes de terrain et reconnaissance d’expert

Au début des années 1840, ses voyages d’étude dans les Antilles et à Cuba transforment son militantisme en expertise, nourrissant des rapports concrets qui pèsent dans le débat public.

1847

Ralliement à l’abolition immédiate

À la veille de 1848, il rompt avec le gradualisme et assume une stratégie d’émancipation sans délai, qui oriente sa manœuvre politique lors de la Révolution.

1848

Porté par le suffrage antillais

En 1848 puis 1849, l’élection par les nouveaux citoyens de la Martinique puis de la Guadeloupe ancre sa légitimité dans les sociétés affranchies et prolonge son influence politique.

mars 1848

Février 1848, accès aux leviers d’État

En entrant au Gouvernement provisoire et en prenant la main sur le dossier colonial, il acquiert les moyens institutionnels de convertir son combat abolitionniste en décision publique.

27/04/1848

Indemnité aux propriétaires, pas de réparations

Schoelcher fait inscrire le principe d’une indemnisation des propriétaires d’esclaves en 1848 sans prévoir de réparations pour les affranchis, un choix qui marquera durablement la sortie de l’esclavage.

02/12/1851

Exil londonien après le 2 Décembre, retour en 1870

Opposant au coup d’État de Louis-Napoléon, il choisit l’exil à Londres jusqu’à la chute du Second Empire, puis revient en 1870 pour reprendre le combat républicain.

1875

Entrée au Sénat inamovible

Nommé sénateur inamovible, il passe de la figure militante à une autorité institutionnelle durable de la Troisième République, consolidant son héritage politique.

Ma formation

Études secondaires au Lycée Louis-le-Grand (Paris)1815 – 1821

J'y reçois une formation classique, approfondissant mes connaissances en littérature et en philosophie.

Formation en droit (Paris)1821

J'étudie le droit, ce qui me prépare à mes futures activités politiques et sociales.

Ce CV historique est une reconstitution narrative basée sur des sources publiques.
Certains contenus ont été générés avec l'aide de l'intelligence artificielle et peuvent contenir des imprécisions.
Dernière mise à jour : 31 octobre 2026

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